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lundi 21 mars 2016

les antiseptiques


Définition 

•«produit destiné à détruire les microorganismes présents sur les tissus vivants (peau saine, muqueuses, plaies) utilisé dans des conditions définies»

•Médicament avec Autorisation de Mise sur le Marché (A.M.M) pour utilisation:•Sur peau lésée•Sur peau saine avant effraction (champ opératoire, injection...)

L’antisepsie

L’antisepsie consiste à neutraliser les micro-organismes présents sur une zone de peau ou de muqueuse, qu’elle soit saine ou lésée. Son effet est temporaire, son emploi plus préventif que curatif.
L’efficacité des antiseptiques dépend de la composition des micro-organismes ou de leur forme (végétative ou spore), des résistances naturelles ou acquises, de l’environnement… L’antisepsie est donc réalisée selon des recommandations liées à l’acte de soins.

Les antiseptiques sont des tueurs de bactéries

Ces produits permettent momentanément d'éliminer ou de tuer des micro-organismes et/ou d'inactiver certains virus sur des tissus vivants.
L'effet des antiseptiques est limité aux micro-organismes présents au moment de leur utilisation.
Les antiseptiques sont toujours utilisés sur un tissu vivant et indiqués dans le traitement de la peau – saine ou lésée –, tandis que les désinfectants sont utilisés en prévention, sur des objets.

Les principaux antiseptiques

L'alcool éthylique
  •  C'est en fait l’alcool à 70°, et contrairement à une idée reçue, il est plus antiseptique que l’alcool à 90°. Il est actif sur certains virus et sur les bactéries. 
  •  Ne pas appliquer sur les muqueuses et sur les plaies. 
La chlorhexidine
  • C’est une substance active sur les bactéries et sur les champignons de la famille des Candida.
  • Utilisée en asepsie de la peau et des muqueuses, nombreuses indications en dermatologie.
  • Ne pas utiliser pour les lavages d’oreille et ne pas appliquer sur l’œil.
  • Exemples : , , Septéal…
Les colorants
  • Il s'agit de solutions faiblement antiseptiques.
  •  Utilisés surtout pour leur effet asséchant dans l’érythème fessier du nourrisson.
  • Exemple : éosine aqueuse.
L’eau oxygénée
  • Solution faiblement antiseptique.
  • Nettoyage des plaies et pouvoir anti-saignement des petites blessures sans gravité.
  • Seules les solutions diluées à 10 volumes peuvent être utilisées comme antiseptiques.
Les ammoniums quaternaires
  • Ils sont actifs sur les bactéries et sur certains champignons.
  • Antisepsie des plaies superficielles.
  • Ne pas appliquer sur les muqueuses génitales, dans l’œil ou dans l’oreille.
  • Exemples : , .
L’hexamidine
  • Utilisée en antisepsie de la peau, en traitement d'appoint des maladies de la peau.
  • A éviter sur les muqueuses en raison de la présence d’alcool.
  • Exemples : , .
Les dérivés de l’iode
  • Ils sont actifs sur un grand nombre de bactéries, de champignons et de virus.
  • Ils ne doivent être appliquées que sur les plaies et brûlures superficielles peu étendues pour éviter le passage de l’iode dans le sang.
  • A ne pas associer aux antiseptiques contenant du mercure.
  • A éviter en cas d’allergie à l’iode, chez la femme enceinte et le petit enfant.
  • Exemple : (povidone iodée).
Le chlore
  • Antiseptique de la peau, des muqueuses, des plaies et des brûlures.
  • Exemples : , Amikine.
Le sulfate de cuivre
  • Il agit sur le champignon Candida albicans.
  • Il est bien toléré chez le nourrisson (érythème fessier).
  • Exemples : crème de Dalibour (préparation magistrale, sans camphre), pommade.


























References:
1 - https://www.urps-infirmiere-paca.fr/les-bonnes-pratiques/le-bon-usage-des-antiseptiques-chez-ladulte/
2 - https://www.santemagazine.fr/sante/soins-premiers-secours/les-antiseptiques-le-premier-rempart-contre-linfection-170924
3 - http://www.cpias-ile-de-france.fr/REGION/NPC/EMS190516/Antiseptiques.pdf

les anbiotiques

Qu’appelle-t-on antibiotique ?

Les antibiotiques (du grec anti : contre, et biôtikos : qui concerne la vie) sont des substances chimiques, naturelles ou synthétiques, qui ont une action spécifique sur les micro-organismes : bactéries ou protozoaires. Lorsque ces molécules peuvent les tuer, elles sont dites bactéricides. Elles peuvent également se limiter à empêcher leur prolifération ; elles sont alors bactériostatiques. Les médicaments qui contiennent une substance antibiotique ont donc pour effet d’inhiber ou de tuer desmicro-organismesde façon ciblée, à l’exception notable des virus, sur lesquels ils sont sans effet.
Les premiers antibiotiques isolés (pénicillines) ont été des substances naturelles produites par une levure du genre Penicillium. Par la suite, d’autres antibiotiques ont été obtenus par semi-synthèse, c'est-à-dire en modifiant une partie d'une molécule naturelle, ou par synthèse chimique complète. Les efforts de recherche ont d'abord consisté à rechercher des antibiotiques naturels en testant des milliers de micro-organismes (levures ou bactéries) susceptibles d’en produire spontanément. Puis la synthèse chimique a pris le relais, afin de créer des médicaments plus performants.


Antibiotique, anti-infectieux, désinfectant ou antiseptique ?

Le terme « anti-infectieux » est un terme général qui désigne l’ensemble des médicaments qui combattent une infection, quelle qu’en soit la cause. Tout aussi général, le terme « germe » désigne indifféremment toutes sortes de « microbes » ou micro-organismes, ainsi que les virus. Les « antiseptiques » (à l’origine, « qui empêchent la putréfaction ») sont des produits qui détruisent les microorganismes de manière non spécifique. Ainsi les antiseptiques cutanés (appliqués sur la peau) tels que l’alcool iodé, la liqueur de Dakin ou la Bétadine, par exemple, détruisent toutes sortes de micro-organismes, y compris les virus. Les « désinfectants » sont des antiseptiques destinés à être utilisés sur toutes sortes de supports : sols, murs, instruments, etc. Ils doivent détruire 99,99 % des germes présents. Les plus connus sont l’eau de Javel, l’alcool à 70°, l’iode, le permanganate de potassium. Les désinfectants détruisent les bactéries, les virus et les champignons microscopiques.

Comment les utiliser ?

Pour préserver l'efficacité générale des antibiotiques, il est important de respecter à la lettre la prescription médicale.
Mal utilisés, les antibiotiques perdent de leur efficacité car le non-respect de certains principes contribue au développement de résistances.
Les autorités sanitaires nationales (Assurance maladie) et internationales (Organisation mondiale de la santé) communiquent donc régulièrement sur la nécessité de respecter les consignes du médecin prescripteur, qui a choisi la famille d'antibiotiques et la durée du traitement pour des raisons spécifiques.
L'Assurance maladie recommande ainsi de :
  • Ne pas prendre d'antibiotiques sans prescription médicale (ordonnance) 
  • Bien respecter la dose, la fréquence des prises et la durée de votre traitement antibiotique prescrit par un médecin 
  • Ne pas utiliser votre traitement pour quelqu'un d'autre 
  • Une fois le traitement terminé, ne pas réutiliser un antibiotique, même si vous avez des symptômes qui ressemblent à ceux que vous avez eu antérieurement 
  • Ne pas arrêter votre traitement prématurément, même si votre état s'améliore. Cela ne protège pas l'efficacité des antibiotiques, au contraire. Vous devez prendre l’antibiotique pendant toute la durée prescrite, ni plus ni moins.
  • Une fois le traitement terminé, rapporter à votre pharmacien toutes les boîtes entamées ou non utilisées.

Antibiotiques : Quels sont les risques ?

Existe-t-il des risques à prendre des antibiotiques ?
Les antibiotiques sont des médicaments puissants dont la prise peut entraîner des effets secondaires et provoquer des réactions allergiques. Les antibiotiques peuvent perturber le fonctionnement habituel de l’organisme et détruire la flore bactérienne normale intestinale ou vaginale. La prise d’antibiotiques peut aussi déboucher sur la sélection de bactéries résistantes qui rendront le traitement d’infections ultérieures plus difficiles. C’est donc au médecin de décider de la nécessité ou non de recourir à un traitement antibiotique, en fonction de la balance bénéfice-risque propre à chaque situation. Il ne faut jamais faire pression sur votre médecin pour qu’il vous prescrive à tout prix des antibiotiques.

Quels sont les effets secondaires des antibiotiques ?
Chaque antibiotique a des effets secondaires qui lui sont propres. Les plus fréquemment rencontrés sont des troubles digestifs, comme des nausées, des vomissements et de la diarrhée. Les antibiotiques exposent aussi chez les femmes au risque de développer une mycose vaginale à cause du déséquilibre de la flore microbienne qu’ils peuvent provoquer. Les antibiotiques sont aussi parfois responsables de réactions allergiques importantes, se manifestant par des démangeaisons et une éruption cutanée généralisées. La survenue de ces effets secondaires oblige parfois à interrompre le traitement et à changer d’antibiotique. Il est important d’avertir le médecin des effets secondaires éventuels que vous avez déjà eu à souffrir avec tel ou tel antibiotique pour qu’il adapte sa prescription au risque que vous avez.

Comment se manifestent les allergies aux antibiotiques ?
Les antibiotiques entraînent souvent des réactions allergiques, notamment les pénicillines et les macrolides. Lorsque l’on est allergique à un antibiotique d’une famille en particulier, le risque est grand d’être allergique aux autres représentants de la même classe. En revanche, il n'y a pas de raison qu'il existe des allergies croisées entre molécules de classes différentes, compte tenu des différences importantes de structure chimique, de mode d'action et de biodisponibilité entre les différentes classes d’antibiotiques. Les manifestations allergiques peuvent être cutanées (éruptions, urticaire, rougeurs, démangeaisons, œdèmes), respiratoires (gêne respiratoire), plus rarement il peut s’agir de réactions plus graves (œdème de Quincke, choc anaphylactique...).

Cela « fatigue » t-il de prendre des antibiotiques ?
Non, le fait de prendre un traitement antibiotique n’entraîne pas de fatigue particulière. La sensation ressentie par les patients est produite par l’infection qui a justifié la prescription du traitement. En cas d’infection, le système immunitaire du malade est fortement sollicité, ce qui entraîne une grande consommation d’énergie et peut générer une sensation d’épuisement. En outre, les symptômes de l’infection comme la fièvre ou la douleur provoquent eux aussi une sensation de fatigue importante.

Pourquoi les résistances aux antibiotiques sont-elles en augmentation ?
Il existe des facteurs qui dépendent des patients et d’autres qui dépendent des germes eux-mêmes. Les facteurs liés aux patients concernent la mauvaise utilisation des antibiotiques : traitement inapproprié, mal suivi, interrompu trop précocement. Ce que l’on appelle la « pression de sélection des antibiotiques » est un autre phénomène qui se produit quels que soient le motif et la nature du traitement antibiotique, même utilisé à bon escient : si un patient héberge au sein de sa flore naturelle quelques bactéries résistantes à l’antibiotique qu’il consomme, l’éradication des bactéries qui sont sensibles à l’antibiotique va permettre aux bactéries résistantes de se multiplier et de coloniser l’organisme du patient. Il existe un autre mécanisme, la transmission croisée des bactéries résistantes : il s’agit de la colonisation d’un individu par des bactéries résistantes en provenance d’une autre personne. Ainsi, un patient peut être infecté par une bactérie multi-résistante, même s’il n’a jamais pris lui-même d’antibiotiques.

L’utilisation des antibiotiques chez l’animal a-t-elle des répercussions chez l’homme ?
L’utilisation extensive des antibiotiques chez les animaux d’élevage pose de plus en plus de problèmes pour la santé humaine. Les antibiotiques sont utilisés pour protéger les élevages des maladies contagieuses, à titre préventif pour éviter que les animaux soient malades, ou même comme « stimulateurs de croissance » pour augmenter la rentabilité des élevages. Les antibiotiques sont incorporés aux aliments utilisés par les fermes aquacoles et même à certaines peintures de marine, afin d’éviter la prolifération des micro-organismes sur les coques des navires ! Aux Etats-Unis, environ 80 % des antibiotiques consommés le sont en dehors de la santé humaine. Cette utilisation sans cesse plus importante chez l’animal contribue en grande partie aussi à la progression des résistances aux antibiotiques.

Quelles sont les conséquences des résistances aux antibiotiques ?
Quand les antibiotiques deviennent inefficaces pour traiter les infections bactériennes, il peut en résulter :
- des maladies plus longues,
- davantage de complications,
- davantage de consultations chez le médecin,
- la nécessité de recourir à médicaments plus puissants et plus chers,
- davantage de décès causés par des infections bactériennes.

Quelles sont les maladies pour lesquelles les résistances aux antibiotiques sont déjà problématiques ?
Certaines bactéries devenues résistantes aux antibiotiques sont responsables d’infections relativement courantes ou graves comme les infections de la peau, de l’intestin, les méningites, les infections sexuellement transmissibles ou certaines infections des voies respiratoires comme les pneumonies, les otites du nourrisson, les cystites de la femme.

Pourquoi les antibiotiques peuvent-ils donner des diarrhées ?
L’intestin de l’homme contient naturellement un grand nombre de bactéries. Cette flore intestinale participe à la digestion et aux défenses immunitaires. Les antibiotiques détruisent non seulement les bactéries pathogènes mais également les bactéries qui forment la flore intestinale, ce qui entraîne un déséquilibre au sein de cette flore et des troubles digestifs intestinaux, notamment des diarrhées qui peuvent obliger à interrompre le traitement. Plus rarement, la destruction de la flore intestinale naturelle permet à des bactéries pathogènes (clostridium difficile) de proliférer dans le côlon et de provoquer de véritables infections coliques qui peuvent être très graves.

Bien respecter la prescription

Lors d'un traitement antibiotique même local, il convient de bien respecter la prescription de son médecin et en particulier la dose et la durée de traitement. En effet, arrêter son traitement dès que l'on ressent une amélioration et avant que ce traitement ne soit terminé risque de favoriser l'apparition de bactéries résistantes à l'action de l'antibiotique et d'entraîner une rechute. Cette résistance rendra le nouveau traitement plus difficile.
Toutes les infections ne sont pas soignables par les antibiotiques. L'utilisation d'un antibiotique (et de tout médicament en général) n'a de sens que si celui-ci est efficace sur la maladie que l'on veut soigner. Les infections virales en particulier ne sont pas sensibles aux antibiotiques et la plupart des rhumes et autres rhinopharyngites sont d'origines virale ! Dans certains cas, la prescription d'un antibiotique peut tout de même avoir un intérêt pour éviter qu'une bactérie vienne infecter le sujet déjà affaibli.
De même, la prise orale d'un antibiotique de son propre chef est à bannir car seul un médecin est apte à connaître l'antibiotique qui correspond à votre infection. La prise d'un antibiotique inadapté risque d'aggraver l'infection, alors consultez toujours votre médecin.




























References: 
1 - https://www.pourquoidocteur.fr/Traitement/2-Antibiotiques-une-utilisation-raisonnee-evite-le-developpement-des-resistances/p-17-Quels-sont-les-risques-Antibiotiques
2 - https://www.santemagazine.fr/actualites/actualites-traitement/quels-antibiotiques-pour-traiter-quelles-infections-les-conseils-de-loms-302452
3 - https://sante.lefigaro.fr/fiches/antibiotique/comment-les-utiliser
4 - https://www.doctissimo.fr/html/medicaments/articles/sa_4085_antibiotiques.htm
5 -https://eurekasante.vidal.fr/medicaments/antibiotiques/antibiotiques-c-est-quoi.html

les vaccins


Vaccination

La vaccination consiste à immuniser une personne contre une maladie infectieuse, généralement en lui administrant un vaccin. Les vaccins, qui stimulent le système immunitaire, prémunissent la personne d’une infection ou d’une maladie.
Il est établi que la vaccination permet de combattre et d’éliminer des maladies infectieuses potentiellement mortelles et on estime qu’ainsi plus de 2 à 3 millions de décès par an sont évités. C’est l’un des investissements les plus rentables dans le domaine de la santé.
Il existe des stratégies éprouvées permettant de rendre la vaccination accessible même aux populations les plus isolées et vulnérables. Les groupes cibles de cette vaccination sont alors clairement définis. La vaccination n’exige pas une modification importante du mode de vie.


DEFINITION

La vaccination consiste à introduire chez un individu une préparation antigénique dérivée ou proche d’un agent infectieux déterminé, de manière à créer une réponse immunitaire capable de le protéger contre la survenue d’une maladie liée à cet agent infectieux. La pratique de la vaccination dans une collectivité ou une population permet le contrôle sinon l’élimination de certains infections contagieuses : les vaccinations constituent un instrument essentiel en santé publique


Principe du vaccin

Lorsqu'un agent étranger à l'organisme pénètre dans le corps, il est reconnu par le système immunitaire, qui, par l'intermédiaire de lymphocytes B va produire des anticorps, des molécules capables de reconnaître spécifiquement tout ou partie de l'agresseur potentiel. Ce processus est en plus couplé à un effet mémoire, qui permet à un organisme de se souvenir d'un pathogène, parfois de longues années après et d'accélérer les délais avant la réponse immunitaire.
Un vaccin consiste donc en l'injection d'un antigène (virus atténué ou inactivé, protéine de membrane bactérienne, etc.), de manière à susciter une réaction immunitaire avec effet mémoire pour permettre à un patient de se débarrasser d'un agent infectieux déjà présent à l'aide de ses défenses naturelles (vaccin thérapeutique), ou de préparer le corps à se confronter à l'avenir à un pathogène sans déclarer la maladie (vaccin préventif).

Vaccins célèbres

Le premier vaccin, mis au point par Louis Pasteur en 1885, a permis de combattre la rage. Depuis, la vaccination est devenue un processus courant, et un certain nombre de vaccins sont même obligatoires, comme ceux contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite. Le vaccin contre la grippe, recommandé pour une partie de la population à risque, doit quant à lui changer chaque année et s'adapter à la souche virale qui circule. Quant au vaccin contre le Sida, il n'est pas encore efficace.

Quels types de vaccins ?

Il existe deux types de vaccins. 



Le principal composant d’un vaccin est l’agent infectieux, ou une partie de celui-ci, responsable de la maladie contre laquelle il protège. L’agent infectieux (virus ou bactérie) est rendu inoffensif.

On distingue les vaccins “vivants atténués” des vaccins “inactivés” (ou tués).

Les vaccins vivants atténués contiennent un agent infectieux vivant. Le pouvoir pathogène du virus ou de la bactérie est atténué par différents procédés, de manière à ce que son administration n’entraîne pas de maladie (ou une maladie très bénigne).

Toutefois, par précaution, ces vaccins sont contre indiqués chez la femme enceinte et chez les personnes immunodéprimées. Les vaccins contre la rougeole, les oreillons, la rubéole, la fièvre jaune et le vaccin oral contre la fièvre typhoïde sont des vaccins vivants atténués.

Les vaccins inactivés contiennent des agents infectieux (ou une toxine produite par ceux-ci) qui ont été tués grâce à un produit chimique ou par la chaleur. Ils sont donc totalement inoffensifs, mais reste capables de susciter une réponse du système immunitaire.

Le vaccin injectable contre la poliomyélite, les vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, l’Haemophilus influenza de type b, l’hépatite A, l’hépatite B, le pneumocoque, la grippe, l’encéphalite à tiques d’Europe centrale, l’encéphalite japonaise, et la méningite à méningocoques (A, C, W, Y) sont des vaccins inactivés.

Les vaccins contiennent aussi des conservateurs et des antibiotiques qui empêchent leur contamination, ainsi que des stabilisants. Ces substances permettent de maintenir la qualité des vaccins entre leur production et leur administration.

Certains vaccins contiennent aussi des substances dites “adjuvantes” qui stimule la réponse immunitaire à la vaccination. Ces substances augmentent l’efficacité des vaccins.


























References:
1 - https://www.who.int/topics/immunization/fr/
2 - https://sante.lefigaro.fr/mieux-etre/vaccination-depistage/vaccination/quels-types-vaccins
3 - https://www.futura-sciences.com/sante/definitions/medecine-vaccin-4060/
4 - http://www.medecine.ups-tlse.fr/DCEM2/MODULE7/item85/indexI1.htm

les sulfamides


LES SULFAMIDES 

Les sulfamides sont les premiers agents antimicrobiens de synthèse à avoir été découverts en 1935. La structure moléculaire de ces antimicrobiens est identique à celle de l'acide para-aminobenzoïque (PABA), substrat naturel utilisé par la bactérie pour produire la vitamine B9 (acide folique). La cellule va les reconnaître pour ce qu'ils ne sont pas et les intégrer dans son métabolisme, et, parce que ce sont des molécules analogues, les voies métaboliques seront bloquées. Ceci provoque une inhibition de la synthèse des bases nucléiques et la cellule meurt par carence en bases nucléiques.

Indications

Les sulfamides sont actifs contre
  • De nombreuses bactéries Gram positives et négatives ainsi que contre de nombreuses bactéries Gram négatives
  • Plasmodium et Toxoplasma spp
La sulfasalazine peut être administrée po pour traiter une maladie intestinale inflammatoire.
Les sulfamides sont le plus souvent utilisés avec d'autres médicaments (p. ex., dans les nocardioses, les infections urinaires et le paludisme à Falciparum résistant à la chloroquine).
Les sulfamides en utilisation locale peuvent être utilisés dans les cas suivants:
  • Brûlures: sulfadiazine argentique et acétate de mafénide
  • Vaginites: crème vaginale et ovules au sulfanilamide
  • Infections oculaires superficielles: sulfacétamide ophtalmique

Contre-indications

Les sulfamides sont contre-indiqués chez les patients qui y sont allergiques, ainsi que chez les patients porphyriques.
Les sulfamides ne sont pas efficaces sur les streptocoques du groupe A et ne doivent donc pas être utilisés dans les pharyngites streptococciques.

Dosages

Pour éviter une cristallurie, les patients doivent être bien hydratés (p. ex., pour produire un débit urinaire de 1200 à 1500 mL/jour). Les sulfamides peuvent être utilisés en cas d'insuffisance rénale, mais les pics plasmatiques doivent être mesurés et les taux de sulfaméthoxazole ne doivent pas dépasser 120 mcg/mL.
Les sulfamides peuvent potentialiser les sulfonylurées (cause d'hypoglycémie), la phénylhydantoïne (avec une augmentation des effets indésirables) et les anticoagulants coumariniques.

Interactions médicamenteuses (non exhaustif)

- anticoagulants oraux : augmentation de l’INR
- digoxine : Augmentation des taux sériques de digoxine
- médicaments hyperkaliémants (AINS, bétabloquants, ciclosporine, diurétiques épargnant le potassium, héparine, IECA)
- médicaments substrats avec voie métabolique majeur du CYP 2C9 : augmentation des taux sériques du substrat
- méthotrexate à doses faibles ou élevées : Augmentation de la toxicité du méthotrexate
- vaccin contre de la typhoïde vivant oral : diminution de l’efficacité du vaccin

























References:
1 - https://www.objectif-preservation-antibiotiques.ch/conseils-bonnes-pratiques/article/2018/05/31/les-sulfamides/
2 - https://www.msdmanuals.com/fr/professional/maladies-infectieuses/bact%C3%A9ries-et-m%C3%A9dicaments-antibact%C3%A9riens/sulfamides

les AINS

Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS)

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont des médicaments qui bloquent la formation des prostaglandines, les substances responsables de l’inflammation. Ce sont des médicaments efficaces, mais ils ont parfois une image faussement rassurante. En réalité, ce ne sont pas des médicaments anodins.
Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont une classe de médicaments étendue, comprenant de nombreuses molécules telles que l’ibuprofène. Ils agissent en bloquant la formation des prostaglandines, les substances responsables de l’inflammation. Ils ont des propriétés antalgiques (contre la douleur), antipyrétiques (contre la fièvre) et, à doses plus élevées, anti-


Mode d'action et effets

Toutes les molécules de cette classe ont, à peu de choses près, le même mode d'action. Ce sont des inhibiteurs de la cyclo-oxygénase (COX) c'est-à-dire qu'ils bloquent son action.
La COX est une protéine, une enzyme qui intervient au sommet d'une cascade de réactions aboutissant à la formation de substances impliquées dans :
  • L'inflammation (rougeur, douleur, etc.) ;
  • La fièvre ;
  • L'agrégation des plaquettes sanguines (à faible dose seulement) ;
  • La protection de la muqueuse de l'estomac.
Cette COX existe sous plusieurs formes dont chacune a ses spécificités :
  • COX-1 est plutôt impliquée dans les phénomènes plaquettaires et stomacaux ;
  • COX-2 est spécifique de l'inflammation et de la fièvre.




Ainsi, les anti-inflammatoires en provoquant l'inhibition des deux COX entraînent une baisse des quantités de prostaglandines et de thromboxane produites, et donc :
  • baisse de l'inflammation
  • baisse de la fièvre
  • baisse de l'agrégation des plaquettes
  • baisse de la protection de l'estomac

  • action anti-inflammatoire
  • action antipyrétique
  • action antiagrégant plaquettaire
  • action ulcérogène
Une nouvelle sous-classe d'AINS est apparue : les inhibiteurs sélectifs de la COX-2 ou coxibs. Ces nouveaux médicaments, en agissant seulement sur l'enzyme qui n'est pas impliquée dans les effets secondaires, gardent la même efficacité mais entraineraient moins de troubles digestifs que les AINS classiques.

Précautions

Il faut utiliser les AINS, avec prudence, en cas de d’antécédents d’ulcère, de hernie hiatale ou d’hémorragie digestive, d’insuffisance cardiaque, hépatique ou rénale, chez le sujet âgé.
Procéder à l’arrêt immédiat du traitement en cas de réaction allergique.

Effets indésirables

Ce sont quelques complications qui peuvent survenir lors de la prise du médicament, en sachant que les effets secondaires induits varient selon les individus.
Lors de la prise d’AINS, ont été signalés :
  • Des troubles digestifs : nausées, gastralgies, vomissements, diarrhée, hémorragie digestive, plus rarement un ulcère gastro-duodénal, perforation et hémorragie digestive, colites, rectites
  • Des phénomènes allergiques : prurit, éruptions cutanées, œdème de Quincke, crise d’asthme, voire choc
  • Des troubles neuro-psychiques : vertiges, céphalées, acouphènes, asthénie
  • Des troubles divers : œdèmes, hypertension artérielle (HTA), élévation des transaminases, syndrome néphrotique.































References:
1 - https://www.doctissimo.fr/html/medicaments/articles/sa_4093_ains.htm
2 - https://sante.lefigaro.fr/sante/traitement/anti-inflammatoires-non-steroidiens/effets-indesirables
3 - https://eurekasante.vidal.fr/medicaments/bon-usage/paracetamol-aspirine-ains.html?pb=anti-inflammatoires-non-steroidiens-ains

vendredi 18 mars 2016

BOTULISME











Le botulisme est une affection neurologique grave provoquée par une toxine très puissante produite par la bactérie Clostridium botulinum. Celle-ci se développe notamment dans les aliments mal conservés, et la maladie résulte en général d’une intoxication alimentaire. Si le botulisme est rare, sa mortalité reste élevée quand le traitement n’est pas immédiat.

Les origines de la maladie

Clostridium botulinum est l’agent pathogène du botulisme. C’est une bactérie dite « anaérobie » car elle se développe dans des milieux privés d’oxygène. Elle produit des toxines « botuliques » qui sont des neurotoxines extrêmement létales car elles bloquent les fonctions nerveuses et peuvent entraîner une paralysie des muscles qui permettent la respiration. On en dénombre sept types, classés de A à G. Le botulisme est généralement associé aux types A, B et E, le premier et le dernier étant responsable des cas les plus graves.

Les facteurs de risque

Les toxines du botulisme peuvent toucher divers aliments qui ont été transformés et/ou conservés dans des conditions inadéquates : légumes verts, champignons, poissons, jambons, saucisses, etc. Les conserves faites à la maison sont donc souvent à l’origine d’une intoxication.
Le botulisme alimentaire est de loin le plus fréquent. Il faut noter toutefois que la maladie peut être contractée par inhalation (lors d'événements accidentels ou intentionnels), par blessure (par injection d'un certain type d’héroïne notamment) et par contamination intestinale (chez le nourrisson).

Symptômes du botulisme alimentaire

Les toxines botuliques sont neurotoxiques et agissent donc sur le système nerveux. Le botulisme alimentaire se caractérise par une paralysie flasque descendante pouvant entraîner une insuffisance respiratoire. Les premiers symptômes ressentis sont une fatigue marquée, une faiblesse et des vertiges. Ils sont habituellement suivis de troubles de la vision, d’une sensation de bouche sèche et de difficultés de déglutition et d’élocution.
Des vomissements, de la diarrhée, de la constipation et un gonflement abdominal peuvent aussi se manifester. La maladie peut évoluer en donnant une sensation de faiblesse dans la nuque et les bras, après quoi les muscles respiratoires et les muscles de la partie inférieure du corps sont touchés. Il n’y a ni fièvre, ni perte de conscience.
Les symptômes ne sont pas provoqués par la bactérie elle-même, mais par la toxine qu’elle produit. Ils apparaissent habituellement en l’espace de 12 à 36 heures (et durent de 4 heures à 8 jours) après l’exposition. L’incidence du botulisme est faible, mais le taux de mortalité associé est élevé en l’absence d’un diagnostic rapide et correct et d’un traitement immédiat (administration précoce d’une antitoxine et de soins respiratoires intensifs). La maladie peut être fatale dans 5 à 10% des cas.

Comment le botulisme est-il traité?

Le traitement du botulisme peut comprendre :
  • des soins médicaux de soutien en milieu hospitalier;
  • l’administration d’antitoxines botuliniques (médicaments qui bloquent la toxine).
La plupart des personnes atteintes par le botulisme peuvent se rétablir si la maladie est diagnostiquée et traitée rapidement. Le rétablissement peut toutefois prendre de quelques semaines à quelques mois.
Dans les cas de botulisme par inoculation, il faut nettoyer et drainer la plaie. Des antibiotiques pourraient être administrés.

Prévention

La prévention du botulisme alimentaire se fonde sur l’application des bonnes pratiques pour la préparation des aliments, notamment en ce qui concerne le chauffage, la stérilisation et l’hygiène. On peut le prévenir par l’inactivation de la bactérie et des spores dans les produits ou les conserves stérilisés à la chaleur (par autoclavage par exemple) ou encore par inhibition de la croissance bactérienne et de la formation de la toxine dans d’autres produits. On peut détruire les formes végétatives de la bactérie par ébullition, mais les spores restent viables même après une ébullition de plusieurs heures. On peut néanmoins détruire les spores par des processus à très haute température, comme pour les conserves industrielles.
La pasteurisation à chaud industrielle (produits pasteurisés conditionnés sous vide, produits fumés à chaud) peut ne pas suffire pour détruire toutes les spores et la sécurité de ces produits doit donc reposer sur la prévention de la croissance bactérienne et de la production de toxines. L’effet combiné de la température de réfrigération, de la teneur en sel et/ou des conditions acides empêchera le développement des bactéries et la formation de toxines.
L’initiative Cinq clés pour des aliments plus sûrs de l’OMS sert de base à des programmes destinés à former et éduquer les consommateurs. Ces 5 principes sont particulièrement importants pour prévenir les intoxications alimentaires. En voici la liste:
  • Prenez l’habitude de la propreté.
  • Séparez les aliments crus des aliments cuits.
  • Faites bien cuire les aliments.
  • Conservez les aliments à la bonne température.
  • Utilisez de l’eau et des produits sûrs.











 Reference: 
1- https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/botulism
2- https://www.pasteur.fr/fr/centre-medical/fiches-maladies/botulisme
3- https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/maladies/botulisme/traitement.html
4-https://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=botulisme

mardi 15 mars 2016

LA BRUCELLOSE

Définition

La brucellose, encore appelée fièvre de Malte, est une maladie infectieuse due à une bactérie du genre Brucella. C’est une maladie encore fréquente dans le bassin méditerranéen, le Moyen-Orient, l’Asie, l’Afrique et l’Amérique latine. Elle est plus souvent rencontrée chez l’homme que chez la femme.
En France, elle est inscrite au tableau des maladies professionnelles à déclaration obligatoire.
C’est une maladie d’actualité puisque la bactérie en cause appartient aux agents potentiels du bioterrorisme.

Epidémiologie

La brucellose est une maladie de répartition et d’importance mondiales. Seuls quelques pays du nord, du centre et de l’est de l’Europe (France, Grande-Bretagne, pays scandinaves, Pays-Bas, Belgique, Autriche, Suisse), le Canada, le Japon, l’Australie et la Nouvelle-Zélande en sont indemnes chez les ruminants. En Europe, les pays méditerranéens et les Balkans sont encore affectés par cette maladie.
L’incidence de la brucellose humaine est estimée par l’OMS au niveau mondial à 500 000 nouveaux cas par an. En France, cette maladie est désormais rare, pour l’essentiel contractée dans les pays tiers où la maladie animale est insuffisamment ou pas contrôlée, ou à partir d’aliments importés de ces pays.
La France est déclarée officiellement indemne de brucellose bovine depuis 2005, au sens de la réglementation européenne et aucun foyer de brucellose bovine, ovine ou caprine n’a été identifié sur le territoire national de 2003 à 2012. Cependant, deux foyers de brucellose bovine ont été confirmés en 2012 sur le territoire français, appelant donc à une vigilance concernant cette zoonose (Mailles et al., 2012 ; Rautureau et al., 2013). Un premier foyer était dû à l’importation d’un bovin infecté et a pu être assaini rapidement. Le second foyer est à mettre en rapport avec un important réservoir sauvage mis à jour chez les bouquetins du massif concerné (Hars et al., 2013).
Chez les suidés (porcs, sangliers), l’infection brucellique a fait sa réapparition en 1993 en élevage de porcs en plein air. Plus de 70 foyers ont été recensés depuis et, dans la plupart des cas, l’infection trouve son origine dans les populations de sangliers sauvages qui entrent occasionnellement en contact avec les porcs élevés en plein air (Hars & Garin-Bastuji, 2013).

Causes et facteurs de risque

L'homme se contamine au contact des animaux infectés (bovins, caprins, ovins) ou à l'occasion de l'ingestion d'aliments d'origine animale (produits laitiers crus, viande contaminée mal cuite, beurre, crème glacée et légumes trainés dans du fumier contaminé) ainsi que par inhalation. Le germe pénètre dans l'organisme par la peau ou par voie digestive, et la contagiosité est très importante.
Les professionnels en contact avec les animaux contaminés représentent le principal groupe à risque de la brucellose : bergers, vétérinaires, bouchers, agriculteurs…  D'où l'importance pour les individus exposés de se laver fréquemment les mains, de porter des gants, ou encore des masques et des lunettes. 

Symptomatologie

La période d'incubation de la brucellose varie de 5 jours à plusieurs mois, avec une moyenne de 2 semaines.
Le début peut être brutal et aigu, avec frissons et fièvre, céphalées intenses, des douleurs articulaires et lombaires, une sensation de malaise général et parfois une diarrhée. Ou bien, le début peut aussi être insidieux, avec sensation de malaise, douleurs musculaires, céphalées et douleurs de la nuque, suivi d'une élévation de la température vespérale.
À mesure que la maladie évolue, la température augmente à 40 ou 41° C et baisse progressivement jusqu'à une valeur normale ou presque normale avec des sudations matinales profuses.
Habituellement, la fièvre intermittente persiste pendant 1 à 5 semaines, suivie par une rémission de 2 à 14 jours avec des symptômes très diminués ou absents. Chez certains patients, la fièvre peut être transitoire. Chez d'autres, la phase fébrile réapparaît une fois ou de manière répétée sous forme d'ondes (oscillations) et de rémissions pendant des mois ou des années et peut se manifester par une fièvre d'origine inconnue.
Après la première phase fébrile, l'anorexie, la baisse pondérale, les douleurs abdominales et articulaires, les céphalées, les lombalgies, l'asthénie, l'irritabilité, l'insomnie, la dépression et l'instabilité émotionnelle peuvent survenir. La constipation est habituellement prononcée. Une splénomégalie apparaît, de même que des adénopathies plus ou moins volumineuses. Jusqu'à 50% des patients présente une hépatomégalie.
La brucellose est fatale dans < 5% des cas, généralement à la suite d'une endocardite ou de complications graves du système nerveux central.

Traitement

Le traitement repose sur l'emploi d'antibiotiques efficaces contre Brucella : cyclines de deuxième génération, rifampicine, streptomycine, fluroquinolones, cotrimoxasole...
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
References:
1- https://www.msdmanuals.com/fr/professional/maladies-infectieuses/bacilles-gram-n%C3%A9gatifs/brucellose
2- https://www.caducee.net/DossierSpecialises/infection/brucellose.asp
3- https://www.anses.fr/fr/content/la-brucellose
4- https://www.santemagazine.fr/sante/fiche-maladie/brucellose-177617
5- https://www.doctissimo.fr/html/sante/encyclopedie/sa_1452_brucellose.htm

Bilharziose

La schistosomiase, ou bilharziose

La schistosomiase, ou bilharziose, est une maladie parasitaire provoquée par des trématodes du genre Schistosoma. Les larves du parasite, libérés par des gastéropodes d’eau douce, pénètrent dans la peau d’une personne lorsqu’elle est en contact avec une eau infestée.
Dans l’organisme, les larves se développent et passent au stade de schistosomes adultes qui vivent dans les vaisseaux sanguins. Les femelles pondent des œufs, dont certains sortent de l’organisme par les matières fécales ou l’urine. D’autres sont piégés dans les tissus de l’organisme, provoquant une réaction immunitaire.
Dans la schistosomiase urinaire, des dommages sont progressivement causés à la vessie, aux uretères et aux reins. Dans la schistosomiase intestinale, on constate un gonflement progressif du foie et de la rate, des dommages aux intestins et une hypertension dans les vaisseaux sanguins de l’abdomen.
La lutte contre la schistosomiase repose sur le traitement pharmaceutique, la lutte contre les gastéropodes l’amélioration de l’assainissement et l’éducation sanitaire.

Les origines de la maladie

La bilharziose est causée par des vers parasites du genre Schistosoma. Trois espèces de vers sont responsables de la plupart des transmissions à l'homme de la bilharziose : Schistosoma haematobium (bilharziose urogénitale), Schistosoma mansoni et Schistosoma japonicum (bilharziose intestinale).

Les facteurs de risque

La bilharziose sévit chez les populations des régions tropicales et subtropicales vivant au contact d'eaux stagnantes. Les pêcheurs, les femmes au cours du lavage du linge et les enfants au cours de leurs jeux, sont particulièrement exposés.
Les larves du parasite se développent dans des gastéropodes d'eau douce et pénètrent dans l'organisme humain par la peau. Elles sont drainées par le sang jusqu'aux intestins et la vessie où elles produisent des œufs qui vont endommager les tissus et provoquer la réaction inflammatoire de l'organisme. Les eaux sont contaminées par les excréments des personnes porteuses du parasite.

Quels sont les symptômes spécifiques ?

- La bilharziose intestinale se manifeste pardes douleurs abdominales, une dysenterie avec des selles contenant du sang et du mucus. Il existe parfois d'autres troubles digestifs : une perte d’appétit (anorexie), des vomissements et des nausées. Sa gravité est liée à l’atteinte du foie et de la rate. Lorsque la parasitose évolue, on observe souvent une hépatomégalie, une accumulation de liquide dans la cavité péritonéale (ascite) et une hypertension dans les vaisseaux sanguins de l’abdomen.
- La bilharziose uro-génitale commence par une inflammation de la vessie (cystite) avec des douleurs et des difficultés lors des micitions (dysurie) et des urines sanglantes (hématurie). Lorsque les œufs des parasites sont dans les voies génitales, ils entraînent notamment des saignements vaginaux, des douleurs pendant les rapports sexuels chez les femmes, et une atteinte du scrotum, de la prostate et des vésicules séminales chez les hommes.
 - La bilharziose rectale entraîne des saignements au niveau du rectum (rectorragies), source d'anémie et de fatigue, des douleurs ano-rectales.
 - La bilharziose artério-veineuse est d’emblée plus grave que les autres bilharzioses car les parasites pénètrent dans le réseau artériel. Elle se caractérise d’emblée par une atteinte du foie et de la rate et, souvent, une jaunisse (ictère), des hémorragies digestives, une ascite. Son évolution est plus rapide et de nombreux organes peuvent être atteints y compris le cerveau.

Prévention

La prophylaxie consiste à éviter de se baigner en eau douce (lac, marigot, rivière à courant faible) dans les régions d'endémie (Sud du Maghreb, Egypte, Afrique noire, Antilles et Amérique du Sud tropicale). L'eau de mer est inoffensive.
Si le contact avec une eau suspecte est impératif pour traverser une étendue d'eau par exemple, il faut conserver des chaussures hautes et les pantalons serrés aux chevilles et traverser le plus rapidement possible. Une fois dégagé, il faut se frotter avec de l'eau saine savonneuse ou une solution alcoolique.













References:
1-https://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=bilharziose
2-https://www.doctissimo.fr/html/sante/encyclopedie/sa_1442_bilharzioses.htm#
3-https://sante.lefigaro.fr/sante/maladie/bilharziose/quels-sont-symptomes-specifiques
4-https://www.who.int/topics/schistosomiasis/fr/

samedi 12 mars 2016

Sémiologie cardiovasculaire

Sémiologie cardiovasculaireExpressions

                                                Dyspnée

    Dyspnée : gène respiratoire qui modifie les caractères normaux de la respiration, la respiration devient d’une part consciente et volontaire et d’autre part pénible.

La dyspnée est la sensation de manquer d’air, l’impression d’un essoufflement anormal.

 

2.2.2. Diagnostic étiologique

Selon son caractère aigu ou chronique, la dyspnée fait l’objet d’un examen clinique, d’un bilan biologique,

D’explorations fonctionnelles respiratoires et d’examens radiologiques orientés.

Dyspnées aiguës

Le problème de l’urgence se pose toujours. Elle concerne :

– les pathologies laryngo-trachéales : œdème de la glotte d’origine allergique, laryngite aiguë, corps

Étranger ;

– les pathologies bronchiques : crise d’asthme, bronchite aiguë, embolie pulmonaire, œdème aigu du

Poumon, insuffisance respiratoire chronique en poussée ;

– les pathologies pulmonaires : pneumopathie aiguë, pneumothorax, pleurésie.

Dyspnées chroniques

Le contexte autorise le plus souvent une démarche de soins moins urgente. Les causes cardiorespiratoires

Sont toujours au premier plan :

– les pathologies pulmonaires : bronchite chronique obstructive, asthme à dyspnée continue, insuffisance

Respiratoire restrictive, poumon post-radique ;

– les pathologies cardiaques : rétrécissement mitral, cardiopathie congénitale ;

– les pathologies extra thoraciques : anémie, maladies neurologiques.

Caractères de la dyspnée

Caractères Expressions

Caractères de la dyspnée

 

Mode de survenue

Aigue

chronique

Circonstance d’apparition

 

Déclenchée par un effort

Un traumatisme ou infection

Type de dyspnée

Selon le rythme

Bradypnée

Polypnée

Selon le temps respiratoire

Inspiratoire

D expiratoire

intensité

Doit être chiffré

Pour quantifier on dispose des échelles analogiques de Borg et de Sadoul

 

échelles analogiques de Borg et de Sadoul :
2.2.3. Rôle infirmier
En cas de dyspnée, l'infirmier(ère) doit :
– 1. Offrir un confort :
• mettre le patient au repos, en position demi-assise,
• le calmer, le rassurer,
• faire appel au médecin et rester auprès de lui ;
– 2. Rechercher des manifestations de gravité :
• prendre le pouls et la pression artérielle,
• le rythme respiratoire,
• faire un électrocardiogramme,
• noter l'état du patient et les modifications cliniques et faire préciser le mode de survenue de ces troubles ;
– 3. Ne pas oxygéner le patient avant les gaz du sang ;
– 4. En cas d'urgence, préparer le matériel d'intubation ;
– 5. Effectuer les soins prescrits :
• faire les gaz du sang en urgence et une oxygénothérapie nasale à bas débit (2 litres/min), adaptée
Ultérieurement selon résultats des gaz du sang,
• préparer les éléments pour une radiographie pulmonaire au lit.
2.
RÔLE INFIRMIER CONSISTE ÉGALEMENT À :
Réconforter;
-mettre le patient en repos, en position demi assise
-rechercher des manifestations de gravité
• Mettre en œuvre et réaliser des soins de maintien et d’entretien
De vie et de confort.
-mesurer le pouls et la tension artérielle.
-en cas d’urgence, préparer le matériel d’intubation
Effectuer les soins prescrits
• Informer et éduquer le patient sur :
- le traitement et l’intérêt de son observance ;
- l’intérêt de l’évaluation régulière des symptômes.
• Rechercher les effets secondaires de la thérapeutique.
• Mettre en place des traitements symptomatiques et évaluer leur
Efficacité.
Les infirmiers cherchent aussi des méthodes qui leur permettraient adéquatement la dyspnée et d’aider les patients atteint de troubles pulmonaires à vivre avec leurs symptômes.

Conduite à tenir devant une dyspnée aigue :
-mettre le patient dans la position ou il respire le mieux : si le patient étouffe en position allongée, le mettre assis (probable œdème pulmonaire).
-faire appeler rapidement le médecin.
-prendre le pouls et la pression artérielle, les noter.
-rechercher des signes de gravité : cyanose, sueurs, signes de choc (marbrures, angoisse, torpeur).
-poser une voie veineuse et faire amener le chariot de réanimation (matériel d’intubation).
-brancher de l’oxygène par sonde nasale.
-enregistrer un ECG.
-attendre auprès du patient  l’arrivée du médecin.


                                      Douleur thoracique

La douleur thoracique est symptôme fréquent  dont les causes sont très diverses et la gravité variable. Une douleur  intercostale n’a évidemment pas la même gravité  infarctus du myocarde, mais la différenciation des deux n’est pas  toujours évidente.
  1/ angine de poitrine    
  Gravité potentielle : évolution vers l’infarctus du myocarde.
2/infarctus du myocarde :
Gravité : risque vital, prise en charge  urgente par le SAMU pour transfert en unité des soins intensifs cardiaques.
3/dissection aortique
Gravité extrême, nécessite de transfert immédiat dans un hôpital disposant d’un service de chirurgie cardio-vasculaire.
4/embolie pulmonaire :
Gravité variable  en fonction de l’importance de l’embolie, toute fois le risque de récidive  d’embolie pulmonaire massive,  potentiellement  mortelle, impose  un bilan urgent en milieu cardiologique. 
Le  caractère le plus évocateur d’une embolie est la brutalité des symptômes : 
5/péricardite :
Gravité : habituellement bénigne,  toutefois le risque de tamponnade impose un examen par  échocardiographie et éventuellement  la surveillance quelques jours en milieu cardiologique.
6/douleurs non cardiologiques :
-UGD
-RGO
-les douleurs articulaires chondro-costales
Les douleurs  péri-mammaires, du sujet anxieux,  neurotoniqu
                   
                                      Protocole douleur thoracique
-Contexte d’application du protocole :
-Crise d’angor
-Dans les cas les plus typiques:
--Douleur rétro sternale constrictive irradiant parfois
-Dans le cou ou les bras
-Pouvant être accompagnés de nausées,
-Vomissements, éructations
                  
-Recueil de données :
-Âge
-Antécédents personnels et familiaux
-Facteurs de risque
- HTA
- Dyslipidémie
-Diabète
-Tabagisme
-Suivi cardiologique

Protocole douleur thoracique:
Conduite à tenir
Installation en position demi-assise
Sauf choc : décubitus dorsal, jambes surélevées
Monitorage ECG, PA, SpO2
Voie veineuse de sécurité (Nacl 0.9%) à faible débit (sauf choc)
Réalisation d’un ECG
Demande de renfort médical
En l’absence de contre-indications:
Injection d’Aspégic 250 mg IVL sur prescription médicale
L’injection d’un bolus d’Héparine est en cours de
Discussion entre médecins-chefs
Réalisation d’un nouvel ECG 18 dérivations
Prise en charge de la douleur selon le protocole
antalgique (Paracétamol, morphine).



                                                Palpitations


Def : les palpitations sont  la perception désagréable  des battements cardiaques, qu’ils  sont  trop  rapides ou irréguliers.

Gravité : variable en fonction de l’éventuel trouble  du rythme  sous-jacent.

                                 Conduite  à tenir  devant  des palpitations

-faire allonger   le patient sur un lit.
-prendre le pouls et la pression artérielle, les noter.
-en cas de tachycardie, de bradycardie, ou de tension anormale, faire appeler  le médecin.
-enregistrer un ECG le plus vite possible, afin de préciser un éventuel trouble du rythme.
- en cas de tachycardie ‘à complexe larges (suspicion  de tachycardie  ventriculaire) , faire amener le chariot de réanimation ( défibriatteur)  auprès de patient .
-attendre l’arrivée du médecin auprès  du patient.


                          Syncope/lipothymie

Définition : est une perte de connaissance brutale, totale et brève, spontanément réversible en 1 à 2 minutes.

-une lipothymie  est un malaise brutal, avec sensation de perte de connaissance imminente, sans que  celle-ci survienne. La lipothymie est  équivalente  de syncope à minima.
Gravité : le risque d’arrêt cardiaque  et de traumatisme grave  lié a la chute concourt  à la gravité des syncopes.


                            Conduite à tenir devant une syncope

Le patient a perdu complètement connaissance, avec chute le plus souvent (sauf s’il était au lit) , et il revient à  lui en moins d’une minute.
-faire appeler le médecin en urgence.
S’assurer de la présence des pouls centraux, et d’une  respiration spontanée ; en l’absence de pouls centraux  le patient doit être  considéré  en arrêt cardiocirculatoire.    Il faut donc débuter le massage cardiaque et la ventilation au masque ou au bouche-à- bouche.
-si les pouls sont présents  avec une ventilation spontanée, demandé  de l’aide pour porter le patient sur un lit, l’allonger.
-surélever les inférieurs.
-prendre le pouls et la tension, les noter.
Rechercher des signes de gravité
-En présence de tels signes, faire amener le chariot d’urgence.
-poser une voie veineuse et enregistrer un ECG dans tous les cas.
-attendre le médecin au près du patient.
                                              Les œdèmes

Un œdème correspond au gonflement d'un organe ou d'un tissu dû à une accumulation ou un excès intra tissulaire de liquides dans le milieu interstitiel. L'œdème peut être dû à de nombreuses causes primitives.

Physiopathologie
Normalement, la quantité de liquide interstitiel est à l'équilibre. On parle d'homéostasie. La physiopathologie des œdèmes découle d'un déséquilibre dans l'équation de Starling :
\dot Q = P \cdot S [(P_c - P_i)- \sigma (\pi _c - \pi _i)]
Avec :
 \dot Q , le flux
P, la perméabilité de la membrane
S, la surface d'échange
σ, le coefficient de réflexion (dépend de la membrane et de la molécule)
πc , la pression oncotique capillaire
πi , la pression oncotique interstitielle.
Si \dot Q est positif, on a un flux des capillaires vers le milieu interstitiel, et si ce flux est supérieur à la capacité de réabsorption des lymphatiques, on a la création d'un œdème.
Type:
Il existe deux types d'œdèmes : les œdèmes blancs et rouges. Principalement retrouvé dans les cas d'insuffisance cardiaque, ou d'atteinte veineuse, l'œdème blanc est déclive (c'est-à-dire qu'il touche la partie la plus basse du corps, généralement les membres inférieurs), mou et prend le godet (en appuyant sur l'œdème, il se forme une dépression qui persiste quelques instants).
Quant à l'œdème rouge, il est dur, chaud et ne prend pas le godet.


http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/3b/Fract_5e_meta.jpg/230px-Fract_5e_meta.jpg
http://bits.wikimedia.org/static-1.22wmf13/skins/common/images/magnify-clip.png
Œdème à la suite d'une fracture du 5emétacarpe de la main droite.

Causes possibles :

en cas d'hypertension hydrostatique des veines, entraînant une diminution de la réabsorption de fluides : obstruction veineuse (thrombose veineuse profonde), insuffisance cardiaque congestive droite ou globale, varices ;
en cas d'abaissement de la pression oncotique : au cours d'une cirrhose, en cas de malnutrition dans le cadre d'un kwashiorkor, au décours d'un syndrome par perte rénale de protéines, ou au cours d'une glomérulonéphrite aiguë (il faut savoir que des protéines telles que l'albumine (60 % du total des protéines plasmatiques) ont un pouvoir oncotique très important : une baisse de leur nombre (insuffisance hépatique par exemple) entraine alors des œdèmes) ;
En cas d'inflammation (sécrétion active de fluides dans l'espace interstitiel) : dans les allergies, au cours de la maladie de Lyme, mais toutes les autres formes d'inflammation peuvent également être responsables (chute par exemple) ;
il y a les causes médicamenteuses : inhibiteurs calciques, Corticoïdes et AINS, entraînant une rétention hydro-sodée,
En cas de diminution anormale du drainage lymphatique : lymphœdème, œdème blanc ne prenant pas le  godet.


                                                Pâleur

Aspect  de la peau  et des muqueuses plus claires qu’à l’ordinaire.

                                         Cardiomégalie

Augmentation de volume du cœur.

Cause :
-La dilatation d’une ou plusieurs  cavités cardiaques  peut résulter d’un mauvais fonctionnement valvulaire, d’un défaut d’irrigations  du muscle cardiaque ou d’une maladie du muscle cardiaque lui-même.

1/-L’hypertrophie myocardique :

Consécutive a la présence  d’un obstacle à l’éjection sanguine du cœur (HTA , RA)
Ou cardiopathie hypertrophique.
2/Les épanchements péricardiques :


Sont responsable d’un élargissement de la silhouette cardiaque, du à l’accumulation de liquide à l’intérieur du péricarde.