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lundi 7 novembre 2016

LE PREMIER LEVER D'UN PATIENT


LE PREMIER LEVER D'UN PATIENT 

Collecte des données :   
- connaître l’état du patient (degré d’autonomie)
- connaître la raison de l’alitement et sa durée
 
Planification :
- le moment du lever :    
- globalisé avec les soins d'hygiène                                                                      
- associé avec les séances de kinésithérapie ?
- la durée autorisée du lever
Exécution :
Préparation de l’opéré ou du malade au lever.
Ø      Annoncer l’autorisation médicale du lever au patient.
Ø      Lui faire remarquer l’utilité de la préparation que le kinésithérapeute a effectuée avec lui.
Ø      Le prévenir qu’il se sentira un peu faible mais insister sur les avantages qu’il retirera de ce lever (sortie plus proche)
 
Le malade en général accueille l’infirmier(e) avec le sourire mais paraît inquiet. Aussi faut-il être calme. L’attitude adoptée doit faire comprendre au malade ou à l’opéré qu’on consacrera à ce lever tout le temps nécessaire à une bonne réalisation.
è Dans tous les cas, essayer de vaincre ou d’atténuer l’état d’insécurité dans lequel le patient se trouve. Les plus grosses difficultés n’ont-elles pas été surmontées ?

Préparation de l’environnement du malade.  
-         Fermer les fenêtres (è éviter les courants d’air)
-         Veiller à la température de la chambre (± 20°) (è éviter les refroidissements)
-         Se laver les mains

Préparation du matériel.
 
Pour le patient :     - le peignoir (pudeur, refroidissement, confort, …)
     - un lainage si nécessaire ou selon le désir du patient
     - des pantoufles
     ( !! aux mules, pantoufles à hauts talons, ou semelles glissantes, …)

Pour le matériel :   - le lit doit être équipé d’un perroquet à la mesure du patient
              - un fauteuil
              - un repose-pied
              - des alèzes, une couverture éventuellement
              - un ou plusieurs oreillers.
              - un tensiomètre

Où disposer le fauteuil ?     - Le plus près possible du lit sans toutefois qu’il ne gêne lors du lever, lors de la réfection du lit.
                      - Le placer parallèlement au lit.

Technique : Etre deux : 2 imfirmier(e)s ou 1 infirmier(e) et 1 kinésithérapeute.  
1er temps :
Ä     Préparer le fauteuil : le garnir d’une alèze.
Ä     Isoler le patient : è pudeur !!
Ä     Prendre les paramètres du malade (Ta, pulsations)
Ä     Vérifier si le malade a bien ses bas de contention (anti-thrombose)
Ä     Asseoir le malade dans son lit, les jambes pendantes (cf : technique de manutention)
Ä     Attendre quelques moments
       Pour habituer le patient à cette nouvelle position qui modifie la circulation
Ä     Faire respirer le malade profondément
Ä     Faire regarder le malade devant lui
       Eviter les vertiges
Ä     Observer le patient : faciès, transpiration, pouls, coloration, respiration, vertiges,
Ä     Ecouter les plaintes
Ä     Habiller le patient : mettre le peignoir et ajuster les pantoufles
Pendant ce temps si le malade est pris d’éblouissements, de vertiges, on peut facilement et rapidement le recoucher.
 
2ème temps :
Ä     Aider le patient à descendre du lit (cf : technique de manutention)
       Attention à ce que le malade ne dérape pas.
Ä     Soutenir le malade durant toute la manœuvre de manutention
Ä     Agir en toute sécurité : vous ne devez pas être surpris par le poids du malade. Vous positionner pour protéger votre dos et pour éviter la chute du malade.
 
3ème temps :
Ä     Faire exécuter au malade les quelques pas (si le médecin l’a permis) qui le séparent du fauteuil de manière à ce que le malade marche en regardant le fauteuil.
Ä     Encourager le patient en lui disant de tendre les genoux, pousser sur les pieds, et se tenir bien droit.
Ä     Faire faire un demi-tour au malade et l’asseoir (cf : manutention)
Ä     Installation confortable au fauteuil :
o       Rectifier l’habillage
o       Entourer les jambes d’une alèze
o       Disposer un ou plusieurs oreillers afin que la position soit la mieux adaptée à la pathologie et au confort du malade (tenir des désirs et suggestions du malade)
          Bien caler les reins, le dos et la nuque.
o       Poser les pieds sur le repose-pied (si la pathologie le permet)
o       Vérifier les appareillages : perfusion, sonde urinaire, sac à urine, les drainages, …
o       Contrôler les paramètres du malade (Ta, pulsations)
o       Approcher la table de nuit et lui mettre à sa disposition :
§         La sonnette
§         Les objets familiers
§         Le téléphone
§         La commande de la TV
§         Son verre d’eau (s’il peut boire)
§         Ses lunettes
§         De la lecture
 
Ä     Réfectionner le lit tout en observant le patient et en lui faisant la conversation.
Ä     Si tout se passe bien, la durée du 1er lever est d’une quinzaine de minutes. 



Toilette technique au lit

Toilette technique au lit

 

Matériels

 Pour la réalisation du soin (sur un chariot décontaminé)
- savon doux,
- cuvette remplie d'eau à température adaptée à la personne,
- serviettes et gants de toilette,
- un tablier à usage unique,
- gants à usage unique,
- lingettes à usage unique,
- bouteille en plastique emplie d'eau à température adaptée à la personne,
- bassin sauf contre indication,
- matériel pour la prévention d'escarres,
- nécessaire pour l'hygiène buccale,
- nécessaire pour la coiffure,
- nécessaire de rasage.
  • Pour le patient
- nécessaire au change,
- eau de toilette,
- vêtements de rechange,
- nécessaire pour la réfection de lit,
- paravent si besoin.
  • Matériel spécifique
- Couche et protection de lit si C.I. au bassin.
  • Pour la gestion des déchets - Haricot,
- sac poubelle,
- sac à linge sale.

Déroulement du soin

Préparation du patient:
- Planifier le soin en fonction de l'état du patient de l'organisation du service.
- Prévenir la personne du soin, expliquer si besoin.
- Demander à la personne si besoin d'uriner ou d'aller à la selle avant la toilette.
Technique:
- Lavage des mains simple.
- Enlever le couvre lit et la couverture.
- Enlever oreiller et monter la partie supérieure du lit.
- Déshabiller partiellement la personne et maintenir drap sur le torse.
- Utiliser le gant de toilette pour le haut du corps. : laver le visage, les yeux puis rincer, sécher ; savonner le cou, les oreilles puis rincer, sécher.
- Découvrir les membres supérieurs.
- Savonner les membres supérieurs l'un après l'autre, rincer, sécher.
- Renouveler eau de rinçage si besoin.
- Découvrir le torse puis savonner, rincer, sécher.
- Recouvrir le haut du corps avec une serviette ou un drap propre et sec.
- Renouveler eau de rinçage.
- Découvrir les membres inférieurs.
- Enlever bas de pyjama et maintenir le drap au niveau des organes génitaux.
- Utiliser le gant de toilette pour le bas du corps.
- Savonner, rincer et sécher les membres inférieurs.
- Renouveler eau de rinçage.
- Mettre les gants à usage unique.
- Découvrir les organes génitaux.
- Déborder le drap et l'alèse ; les replier sous les fesses..
- Installer la personne sur le bassin sauf C.I.
- Avec des lingettes ou gant de toilette à usage unique, savonner l'intérieur des cuisses et le pubis.
- Rincer le pubis et la face interne des cuisses.

 
Préparation du patient:


- Planifier le soin en fonction de l'état du patient de l'organisation du service.

- Prévenir la personne du soin, expliquer si besoin.

- Demander à la personne si besoin d'uriner ou d'aller à la selle avant la toilette.

Technique:

- Lavage des mains simple.

- Enlever le couvre lit et la couverture.

- Enlever oreiller et monter la partie supérieure du lit.

- Déshabiller partiellement la personne et maintenir drap sur le torse.

- Utiliser le gant de toilette pour le haut du corps. : laver le visage, les yeux puis rincer, sécher ; savonner le cou, les oreilles puis rincer, sécher.

- Découvrir les membres supérieurs.

- Savonner les membres supérieurs l'un après l'autre, rincer, sécher.

- Renouveler eau de rinçage si besoin.

- Découvrir le torse puis savonner, rincer, sécher.

- Recouvrir le haut du corps avec une serviette ou un drap propre et sec.

- Renouveler eau de rinçage.

- Découvrir les membres inférieurs.

- Enlever bas de pyjama et maintenir le drap au niveau des organes génitaux.

- Utiliser le gant de toilette pour le bas du corps.

- Savonner, rincer et sécher les membres inférieurs.

- Renouveler eau de rinçage.

- Mettre les gants à usage unique.

- Découvrir les organes génitaux.

- Déborder le drap et l'alèse ; les replier sous les fesses..

- Installer la personne sur le bassin sauf C.I.

- Avec des lingettes ou gant de toilette à usage unique, savonner l'intérieur des cuisses et le pubis.

- Rincer le pubis et la face interne des cuisses.


Toilette intime femme/homme
Femme:

- Savonner la vulve de haut en bas jusqu'à la zone anale.

- Rincer de haut en bas avec la bouteille d'eau.

Homme:

- Décalotter le gland et savonner la verge et le scrotum jusqu'à la zone anale.

- Rincer avec bouteille d'eau. Re-calotter le gland.

- Sécher, retirer le bassin.

- Installer la personne en décubitus latéral.

- Savonner, rincer et sécher les fesses et le pli inter fessier puis retirer les gants à usage unique.

- Renouveler eau de rinçage.

- Utiliser le gant de toilette du haut du patient pour savonner, rincer et sécher le dos.

- Effectuer la prévention d'escarres au niveau des points d'appui.

- Habiller la personne soignée.

- Refaire le lit.

- Procéder au soin de bouche.

- Procéder aux soins esthétiques.

- Réinstaller la personne.

- Réaménager l'environnement du patient. (sonnette, tablette , barrières).

- Nettoyer et ranger le matériel.

Proposé par Sultan julien

Formateur E-learning santé



















references:https://www.soignantenehpad.fr/pages/formation/formation-aide-soignant/module-1/toilette-technique-au-lit.html

La chambre implantable


C’est quoi une chambre implantable ?

Une chambre implantable est un boîtier que l’on met sous la peau, relié à un cathéter (fin tuyau souple) lui-même implanté dans une veine de gros calibre (voie veineuse centrale).
Ce système est aussi appelé port A Cath ® (PAC), ou site veineux implantable (SVI), ou dispositif veineux implantable (DVI), ou chambre à cathéter implantable.

 
 

Pose d'une chambre implantable


Une chambre implantable avec cathéter est un petit boîtier médical implanté sous la peau à la partie haute du thorax et relié à une grosse veine par un fin tuyau. Elle est utilisée chez les personnes qui ont besoin d’injections répétées sur une longue durée : au lieu de piquer les veines de façon répétitive, l’infirmière va injecter les produits directement dans cette chambre.
Chambre implantable

À quoi sert une chambre implantable ?

La chambre implantable, également appelée Port-a-Cath®, est utilisée en particulier dans le cadre des chimiothérapies, mais aussi pour d’autres traitements administrés par voie veineuse d’une manière répétée et sur une longue durée. Elle va permettre de réaliser ces injections d’une manière fiable et plus confortable (l’infirmière pique à travers la peau directement dans la chambre) que des injections directement dans les veines des bras et ainsi protéger votre capital veineux.

Comment préparer la pose ?

Il faut signaler à l’anesthésiste si vous prenez un traitement pour fluidifier le sang. Il n’est pas nécessaire d’être à jeun pour cette intervention car l’anesthésie est locale. Prenez une douche, la veille et le matin de l’intervention, et lavez-vous les cheveux avec votre shampoing habituel. Le jour de l’intervention, portez des vêtements propres et ne portez ni bijou ni maquillage. Apportez les résultats des analyses sanguines récentes.

Comment se passe la pose d’une chambre implantable ?

La chambre implantable avec cathéter est posée au niveau de la partie haute du thorax (généralement à droite) sous la clavicule. La pose se fait au bloc opératoire, en ambulatoire (vous rentrerez chez vous le jour même). Elle est réalisée par un spécialiste sous anesthésie locale.
Après une petite incision, le dispositif est installé sous la peau. Le petit tuyau (cathéter) qui prolonge cette chambre est introduit dans une grosse veine.
L’intervention dure moins d’une heure. Une radiographie du thorax est réalisée au cours de l’intervention pour s’assurer de la bonne mise en place du dispositif. Un pansement sera appliqué sur la chambre implantable jusqu’à sa cicatrisation complète (environ trois à cinq jours). Les fils sont le plus souvent résorbables ; ils sont parfois « aidés » par de petites bandelettes adhésives qui maintiennent au contact les deux bords de la cicatrice, qui seront retirées au bout de quelques jours.

Chambre implantable : quels sont les risques ?

Dans 2 à 5 % des cas, il peut survenir des complications de type infectieux ou un caillot (thrombose). En cas de toux, de fièvre, de douleur au niveau du thorax, de gêne respiratoire, d’hématome important ou de saignement dans les jours qui suivent la pose du dispositif, il faut contacter en urgence le spécialiste qui vous a posé la chambre implantable.

Et après ?

• Le dispositif sera installé en totalité sous la peau. On peut voir extérieurement comme une petite bosse. Une fois le pansement retiré, la peau est nette, la cicatrice va devenir fine et il n’y a pas de nouveau pansement à faire. Une douleur locale est fréquente pendant deux à trois jours et facilement contrôlée par la prise d’un médicament antidouleur. Vous pourrez ensuite vous laver, vous habiller comme vous le souhaitez, faire du sport, vous baigner, voyager, mettre la ceinture de sécurité, passer à travers les portiques de détection des aéroports.
• À la fin des traitements par injections, le cathéter et la chambre implantable seront retirés sous anesthésie locale et la peau conservera une fine cicatrice.





















References: 
1 -https://lecancer.fr/dossiers/le-traitement-du-cancer/comment-traite-ton-un-cancer/chambre-implantable/
2 - https://m.ramsaygds.fr/vous-etes-patient-en-savoir-plus-sur-ma-pathologie/chambre-implantable
3 - https://crtt.net/cancerologie/chimiotherapie/chimiotherapie-chambre-implantable/

Infection nosocomial


Qu’appelle-t-on infections nosocomiales ?

Une infection nosocomiale désigne une infection associée aux soins. Elle se manifeste au cours ou au décours d’une hospitalisation. Elle doit donc impérativement être absente à l’admission du patient dans l’établissement et se déclarer au minimum 48h après l’admission.
La possibilité d’un éventuel lien entre l’hospitalisation et l’infection est systématiquement évaluée en cas de doute. Concernant les infections de plaie opératoire, le délai est repoussé à 30 jours (au lieu du délai communément admis de 48 heures) et cela, même lorsque le patient est sorti de l’hôpital. Pour la mise en place d’une prothèse ou d’un implant, ce délai est porté à 1 an suivant l’opération.

 

Quelles causes?


On distingue plusieurs types d’infections nosocomiales, avec des modes de transmission différents.

  • Transmission endogène : le patient s’infecte avec ses propres germes à la faveur d’un acte invasif ou d’un terrain particulier.
     
  • Transmission exogène : infection transmise par un autre patient, par le personnel hospitalier (par les mains ou au contact du matériel médical ou paramédical) ou liée à l’environnement (eau, air, alimentation…).
Certains patients sont plus fragiles et vont être plus facilement sujets aux infections nosocomiales : les patients âgés et les nouveau-nés, les patients immuno-déprimés (qui ont des maladies ou des traitements affectant leur système de défense comme une chimiothérapie), les grands brûlés, les patients diabétiques, les patients sous traitement antibiotique (ce qui peut déséquilibrer la flore bactérienne habituellement présente et sélectionner des bactéries résistantes…). Les gestes invasifs, comme la pose de perfusion, de sonde urinaire, la ventilation artificielle ou une intervention chirurgicale bien que nécessaire au traitement vont aussi être des facteurs favorisant les infections nosocomiales.
Les germes les plus fréquemment mis en cause sont des bactéries : l’Escherichia Coli (germe habituellement présent au niveau du tube digestif), le Staphylococcus Aureus (germe habituellement trouvé sur la peau et au niveau des narines) et le Pseudomonas aeruginosa.
La particularité de ces germes est qu’ils ont souvent acquis des résistances à des antibiotiques, comme les SARM (staphylococcus aureus résistant à la méthicilline) ou les EBLSE (entérobactéries productrices de Bêtalactamase à spectre étendu).
Les infections nosocomiales les plus fréquentes sont les infections urinaires, les pneumonies, les infections sur site opératoire et les bactériémies (présence de germe dans le sang).


Trois bactéries à l’origine de plus de la moitié des cas d’infections nosocomiales

Trois bactéries représentent la moitié des germes isolés dans le cadre d’infections nosocomiales :
  • Escherichia coli (26%), qui vit naturellement dans les intestins de chacun.
  • Staphylococcus aureus (16%), présent dans la muqueuse du nez, de la gorge et sur le périnée d’environ 15 à 30 % des individus.
  • Pseudomonas aeruginosa (8,4%), qui se développe dans les sols et en milieu humide (robinets, tuyauteries...).
Dans les autres cas, les germes isolés sont d’autres bactéries comme les streptocoques, des entérobactéries autres que E. coli, Clostridium difficile ou encore Acinetobacter baumannii. Les champignons/levures, les virus et les parasites sont très rarement incriminés, représentant respectivement 3,7%, 0,4% et 0,2% des micro-organismes identifiés


Quels sont les modes de contamination possibles?

On distingue principalement deux modes de transmission de ces infections :
  • 1er cas : Les agents infectieux proviennent du patient lui-même, ils sont présents à la surface de la peau ou au niveau des muqueuses. La contamination a lieu lors de l’ouverture de la peau (pour un acte invasif comme l’introduction d’un cathéter, la pose de sondes ou de drains).
  • 2e cas : Les agents infectieux proviennent de l’environnement du patient. Dans ce cas, l’infection provient d’un autre malade, ou du personnel soignant ou encore d’un élément contaminé (système d’air, eau, alimentation…)
Certains patients sont plus vulnérables : le risque de contamination est plus important chez les personnes dont le système immunitaire est affaibli en raison d’une maladie ou d’un traitement, chez les prématurés, les personnes âgées, les polytraumatisés et les grands brûlés.

Une étude de Santé Publique France publiée en 2018 a montré que les micro-organismes les plus impliqués étaient des bactéries de type Escherichia coli (23,6 % des germes isolés), Staphylococcus aureus (13,8 %), Enterococcus faecalis (6,5 %) et Pseudomonas aeruginosa (6,3 %). Escherichia coli vit naturellement dans nos intestins où elle ne provoque généralement aucun symptôme. Staphylococcus aureus est présent dans la muqueuse du nez, de la gorge et sur le périnée d’environ 15 à 30 % des êtres humains. Et Pseudomonas aeruginosa est fréquente dans l’environnement, en particulier à l’hôpital.
Certains patients sont plus vulnérables au développement de ces infections

Quels sont les symptômes d’une infection nosocomiale ?

Les signes d’apparition d’une telle infection sont les symptômes de la maladie infectieuse qui se déclare. Ils varient donc suivant la localisation de l’infection dans l’organisme. Nous aborderons ici les infections nosocomiales les plus fréquentes évoquées précédemment.
Ainsi, les infections urinaires se traduisent par des douleurs lors de la miction, des envies d’uriner plus rapprochées que d’habitude, parfois du sang dans les urines. Elles sont plus fréquentes après la pose d’une sonde urinaire ou lors d’une chirurgie des voies urinaires.
Les pneumonies ont des signes inconstants, principalement une toux, un essoufflement, une fièvre parfois élevée, des frissons, une douleur thoracique. Les personnes à risque sont les patients atteints d’une maladie chronique des voies aériennes, intubés ou sous ventilation mécanique.
Les symptômes d’une infection au niveau de la zone opérée sont très variés et dépendent de l’intervention et de l’organe en cause. Pêle-mêle, on peut retrouver des signes d’inflammation, d’écoulements liquidiens ou de pus, d’abcès, une fièvre, des douleurs…
Enfin, la septicémie a des symptômes eux aussi peu spécifiques. Elle se traduit par des accès de fièvre élevée alternant avec des périodes d’hypothermie, des frissons, des sueurs, une tachycardie, une fréquence respiratoire élevée… Ici encore, sont à risque les patients plus âgés, dont l’état de santé est dégradé par d’autres maladies ou sous traitement immunosuppresseur.

Quels sont les traitements possibles?


Comme nous l’avons vu, une grande partie des infections nosocomiales sont dues à des bactéries : le traitement de choix est le recours aux antibiotiques, médicaments s’attaquant spécifiquement à un type de bactéries. Ils agissent en bloquant leur croissance ou en les détruisant


Ce traitement est guidé par l’isolement du germe en cause et par son antibiogramme, examen de laboratoire visant à détecter la sensibilité de la souche bactérienne vis-à-vis d’un ou plusieurs antibiotiques.

Certaines infections, notamment au niveau d’une zone opérée, peuvent nécessiter une réintervention chirurgicale en vue de drainer et de traiter le foyer infectieux.

Prévention

Qui est en charge de la prévention ?

Les infections nosocomiales représentent un problème de santé publique majeur pour tous les établissements de soins. Ils sont depuis de nombreuses années dotés de Comité de lutte contre les infections nosocomiales (CLIN) intégrés dans les Commissions médicales d’établissement. Le rôle de ce comité est d’améliorer les conditions d’hygiène et de prévention en s’appuyant sur les données de surveillance, ainsi que sur les progrès médicaux. Guidés par les recommandations nationales, ils sont chargés de mettre au point des actions ciblées sur les particularités de leur établissement et de leurs patients.
Les directives sont ensuite relayées dans les services par les équipes opérationnelles d’hygiène (EOH). Leur rôle est de faire appliquer les protocoles de soins avant, pendant et après chaque geste invasif ou chirurgical.
Ainsi, les soignants, les patients et les visiteurs sont soumis à des mesures d’hygiène et d’asepsie dictées par l’établissement.
Compte tenu du fait que la transmission des germes à l’hôpital soit essentiellement faite par les mains du personnel soignant, celles-ci doivent donc être lavées avant et après chaque soin. En effet, l’utilisation des solutions hydro-alcooliques depuis 2000 a permis de limiter la transmission des agents infectieux via les mains.
Par ailleurs, la peau du patient doit être désinfectée avant tout geste invasif. Le matériel utilisé doit également être parfaitement désinfecté et/ou stérilisé en suivant strictement les protocoles de l’hôpital.
























References: 
1 - https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/infections-nosocomiales
2 - https://www.sante-sur-le-net.com/maladies/maladies-infectieuses/infections-nosocomiales/
3 - https://sante.lefigaro.fr/sante/maladie/infection-nosocomiale/quelles-causes 
4 - https://www.frm.org/recherches-maladies-infectieuses/infections-nosocomiales/focus-les-infections-nosocomiales

Le toucher :

Le Toucher : 
plus...

Les organes sensoriels reçoivent des informations de l’environnement
·        Recueil par des récepteurs de la sensibilité :
o   Structures nerveuses : neurones ou fibres nerveuses réceptrices
o   Cellules sensorielles
o   Cellules de soutien
·        Stimuli :
o   Lumière
o   Son
o   Saveur ou goût
o   Odeur
·        Sur le plan morphologique
o   Récepteurs disséminés : corpuscules tactiles
o   Récepteurs annexés à un appareil : bourgeons du goût, muqueuse olfactive
o   Organes sensoriels individualisés : œil, oreille
·        Autre classification
o   Organe primaire :le neurone sensoriel est récepteur, placé au niveau d’un épithélium : épithélium olfactif
o   Organe secondaire : bourgeons du goût
§  corps cellulaires des neurones sensoriels dans un ganglion cérébro-spinal,
§  prolongements dendritiques arrivent au niveau de l’épithélium et fait synapse avec une cellule sensorielle
Organe tertiaire : la structure nerveuse est en continuité avec une structure encéphalique : rétine

Le goût ( image sur l'anatomie de la langue ) :

                          

                                  
                  
                      

Le goût :

II. Bourgeons du goût

Récepteurs du goût situés dans cavité buccale
Constituent des petites formations spécialisées : bourgeons du goût qui se trouvent dans l’épithélium lingual, au niveau des papilles caliciformes.
Structure histologique :

·        forme ovoïde dont la base repose sur une lame basale et le pôle supérieur forme une dépression superficielle : la fossette gustative ou pore gustatif
·        composé de cellules de soutien, les plus nombreuses
o   volumineuses
o   cytoplasme clair
o   noyau vésiculeux
o   sont soit recouvrantes, soit intercalées

·        cellules gustatives
o   fusiformes
o   cytoplasme très coloré
o   noyau compact
o   surmontée d’un prolongement apical : le bâtonnet ou cil gustatif
·        cellules basales, polyédriques riches en REG et ribosomes et en microtubules
·        renouvellement très rapide des cellules à partir des cellules basales
Fonction
Sensibilité à quatre stimulations différentes :
  • sucré, met en jeu des récepteurs adénylcyclasiques spécifiques des glucides
  • salé, perception liée à la création d’un flux d’ions Na+ dans des canaux situés au pôle apical des cellules
  • acide, liée à l’ion H+ qui bloquent les canaux K+
  • amer, met en jeu des récepteurs à phosphatidylinositolcholine
Toutes les cellules ont des récepteurs pour les quatre saveurs avec une prédominance pour l’une d’entre elles.
Les cellules spécialisées se groupent dans des zones distinctes
  • sucré à la pointe de la langue
  • acide sur les bords
  • amer dans la partie postérieure
  • salé sur toute la surface


Généralité sur les organes de sens :

A chaque sens, correspond un organe.         







Avec les yeux, on peut voir les formes et les couleurs.
Avec
les oreilles, on entend les bruits.
Avec
le nez, on sent les odeurs, les bonnes odeurs ... et les mauvaises odeurs.
Avec
la langue, on reconnaît le goût des aliments: le sucré, le salé, l'amer et l'acide.
Avec
la peau, on sent le chaud, le froid, le dur, le mou, le doux, le rugueux ...


L’œil est l’organe de la vue.
Il est composé de plusieurs éléments: 
  • la cornée, transparente, protège l’œil
  • l’iris donne à l’œil sa couleur
  • la pupille s’ouvre et se referme selon l’intensité de la lumière
  • le cristallin, transparent, règle la netteté de la vision
  • la rétine est une membrane sensible à la lumière, située au fond de l’œil
    La rétine reçoit les images et les envoie au nerf optique.

Comment voit-on ?
L’image traverse la pupille puis le cristallin et se forme sur la rétine.
Le
nerf optique transmet l'image au cerveau.
Chaque œil fonctionne comme une caméra qui projetterait des images dans le cerveau.
Les muscles de l'œil permettent de bouger l'œil vers le haut, le bas, la droite, la gauche ...       



L’oreille est l’organe de l’ouïe.
Elle se compose de trois parties:
  • l’oreille externe (le pavillon et le conduit auditif)
  • l’oreille moyenne (le tympan et les osselets)
  • l’oreille interne (le limaçon) qui permet l’ équilibre du corps

Comment entend-on ?
Les sons pénètrent dans le conduit auditif jusqu’au tympan.
Le tympan envoie les sons aux trois
osselets.
Les trois osselets amplifient les sons et les transmettent au
limaçon.
Les nerfs envoient les sons au cerveau.



La langue est l’organe du goût.
Elle est tapissée de papilles.
Les papilles reconnaissent la saveur de ce que l’on mange et envoient l’information au cerveau.
La langue est sensible à quatre saveurs:
  • le goût sucré
  • le goût salé
  • le goût acide
  • le goût amer

Les parties de la langue sensibles au sucré et au salé sont sur la pointe de la langue.
Les parties de la langue sensibles à l’amer et à l’acide se situent à l’arrière de la langue.



Le nez est l’organe de l’odorat.
La zone de l’ odorat se trouve au fond du nez.
Le haut et le fond du nez sont recouverts de
petits cils qui captent et reconnaissent les odeurs.
L’homme peut percevoir 3000 odeurs différentes. Certaines sont agréables, d’autres désagréables.

Comment sent-on ?
Quand on respire,
l’air passe sur
les cils olfactifs.
Ces cils permettent au cerveau de reconnaître les odeurs.
Plus on inspire fort, mieux on reconnaît les parfums.



La peau est l’organe du toucher.
La peau contient des nerfs qui permettent d’apprécier ce que nous touchons.
Le bout des doigts, la plante des pieds et les lèvres sont les organes les plus sensibles.
Un petit caillou dans ta chaussure, ça fait très mal !

On peut distinguer trois sortes de sensations liées au toucher:
  • des sensations tactiles pour connaître le poids, la dimension d’un objet, savoir s’il est dur, mou, doux, rugueux …
  • des sensations douloureuses quand on se pique, quand on se cogne …
  • des sensations thermiques pour sentir le chaud et le froid