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mardi 25 octobre 2016

Endocrinologie : SYSTEME ENDOCRINIEN :

SYSTEME ENDOCRINIEN

Le corps humain est un système complexe d'organes en relation les uns avec les autres, qui doivent travailler ensemble pour fonctionner correctement. Les glandes endocrines contrôlent les fonctions de l'organisme par l'intermédiaire de substances chimiques appelées hormones, qui sont libérées dans la circulation générale. Les hormones agissent comme des messagers chimiques qui voyagent dans tout le corps grâce à la circulation sanguine.
Les différents organes du système endocrinien sont situés dans des régions parfois très éloignées de l'organisme. L'hypophyse est dans la boîte crânienne, la thyroïde dans le cou, le thymus dans le thorax, les glandes surrénales et le pancréas dans l'abdomen, les ovaires et les testicules dans le bassin. Les hormones qu'elles libèrent régulent les pulsions et émotions fondamentales, comme les pulsions sexuelles, la violence, la colère, la peur, la joie et le chagrin. Elles stimulent également la croissance et l'identité sexuelle, contrôlent la température corporelle, contribuent à la réparation des tissus lésés et aident à générer de l'énergie.
L'insuline est une hormone produite par le pancréas. Le pancréas est situé juste derrière la partie inférieure de l'estomac. C'est le deuxième organe le plus volumineux de l'organisme. Il produit également l'hormone glucagon. L'insuline et le glucagon fonctionnent en complémentarité. Si la sécrétion d'insuline est trop faible, le taux de glucose augmente: c'est ce qui ce passe dans le diabète, pathologie la plus courante du système endocrinien.



 Hypophyse

L’hypophyse est la glande principale du système endocrinien. Elle est située à la base du cerveau et fabrique et entrepose de nombreuses hormones qui contrôlent :
  • la croissance;
  • le métabolisme;
  • la production du lait maternel après une naissance;
  • les menstruations, la maturation des ovules et la production de l’œstrogène par les ovaires chez la femme;
  • la production de spermatozoïdes et de testostérone par les testicules chez l’homme;
  • le taux de stéroïdes dans le corps.
Les hormones fabriquées par l’hypophyse déclenchent aussi la production ou l’arrêt de production d’hormones par d’autres glandes endocrines. Ensemble, l’hypophyse et l’hypothalamus contrôlent le système endocrinien et les taux d’hormones.
Apprenez-en davantage sur l’hypophyse.
Hypothalamus
L’hypothalamus est une partie importante du cerveau et il porte plusieurs chapeaux en contrôlant différentes parties du corps. L’une des fonctions de l’hypothalamus est de fabriquer des hormones, dont celles qui contrôlent l’hypophyse et celles qui contrôlent la pression artérielle. L’hypothalamus réagit aux changements qui affectent les taux d’hormones.
Corps pinéal
Le corps pinéal est une glande minuscule située en profondeur dans le cerveau qui fabrique une hormone appelée mélatonine, qui contrôle les habitudes de sommeil.
Thyroïde
La thyroïde est une glande en forme de papillon située dans le cou, devant la partie supérieure de la trachée. La thyroïde fabrique des hormones qui contrôlent de nombreuses fonctions du corps dont la croissance et le métabolisme. Elle fabrique également une hormone qui contrôle la quantité de calcium dans le corps.
Apprenez-en davantage sur la thyroïde.
Parathyroïde
Les parathyroïdes sont 4 petites glandes fixées à l’arrière de la thyroïde. Elles fabriquent et libèrent la parathormone (PTH). La parathormone aide à contrôler le taux de calcium dans le sang. La plus grande partie du calcium est emmagasinée dans les os. Quand le taux de calcium sanguin est bas, les parathyroïdes sécrètent de la PTH pour inciter les os à libérer du calcium dans le sang. Quand le taux de calcium sanguin est élevé, les parathyroïdes sécrètent moins de PTH, et le taux de calcium dans le sang diminue.
Thymus
Le thymus est une glande située dans la partie supérieure du thorax, juste derrière le sternum et entre les poumons. Le thymus fait partie du système endocrinien, du système lymphatique et du système immunitaire. Le thymus fabrique des hormones qui aident les lymphocytes T, un type de globule blanc, à devenir matures et à fonctionner.
Apprenez-en davantage sur le thymus.
Glande surrénale
On a 2 glandes surrénales, une au-dessus de chaque rein. Les glandes surrénales sécrètent plusieurs hormones qui contrôlent différentes fonctions corporelles, dont le métabolisme, la fréquence cardiaque, la pression artérielle, l’équilibre hydrique (eau) et l’équilibre sodique (sel). Elles fabriquent aussi une petite quantité d’œstrogène et de testostérone, deux hormones sexuelles.
Pancréas
Le pancréas est un organe long et mince situé dans la partie supérieure gauche de l’abdomen. Il se trouve sous l’estomac, entre le foie et la rate. Le pancréas fait partie de l’appareil digestif et du système endocrinien. Le pancréas fabrique des enzymes qui sont libérées directement dans l’intestin grêle afin d’aider à digérer la nourriture. Il fabrique aussi des hormones qui aident à la digestion et qui contrôlent les taux sanguins du sucre (glucose), comme l’insuline. Les hormones sont fabriquées dans de petits groupes de cellules spécialisées appelés îlots pancréatiques. Cette partie du pancréas qui fabrique des hormones est appelée pancréas endocrine.
Apprenez-en davantage sur le pancréas.
Ovaire
Les ovaires font partie de l’appareil reproducteur de la femme (appareil reproducteur féminin). La femme a 2 ovaires où les ovules immatures deviennent des ovules matures. Les ovaires fabriquent deux hormones appelées œstrogène et progestérone. Les ovaires sont situés en profondeur dans le bassin de la femme, des deux côtés de l’utérus, près des extrémités des trompes de Fallope.
Apprenez-en davantage sur les ovaires.
Testicule
Les testicules font partie de l’appareil reproducteur de l’homme (appareil reproducteur masculin). L’homme a 2 testicules. Les testicules fabriquent les spermatozoïdes et l’hormone sexuelle mâle appelée testostérone.
Apprenez-en davantage sur les testicules.
Système neuroendocrinien et cellules neuroendocrines
Le système neuroendocrinien est fait de cellules spéciales appelées cellules neuroendocrines. Elles sont dispersées dans tout le corps. Les cellules neuroendocrines agissent comme des cellules nerveuses (neurones) et elles fabriquent des hormones comme les cellules du système endocrinien (cellules endocrines). Les cellules neuroendocrines reçoivent des messages (signaux) du système nerveux et y répondent en fabriquant et en libérant des hormones.
Les cellules neuroendocrines sont dispersées le long du tube digestif (tractus gastro-intestinal, GI) et on les trouve dans la vésicule biliaire, les poumons, l’hypothalamus, l’hypophyse, la thyroïde, les parathyroïdes, le pancréas et la couche interne des glandes surrénales (médullosurrénale).

Cœur et reins

Le cœur et les reins jouent également un rôle dans le système endocrinien. Ils fabriquent des hormones qui aident à contrôler la pression artérielle et la quantité de sang dans le corps, soit le volume sanguin. Les reins fabriquent eux aussi une hormone qui fait que le corps absorbe le calcium de la nourriture que nous mangeons.

Hormones et cancer

Certaines hormones peuvent faire croître le cancer et certains cancers fabriquent des hormones qui causent des problèmes dans le corps.

Récepteurs hormonaux

L’œstrogène et la progestérone sont des hormones sexuelles femelles. Elles peuvent favoriser la croissance des cellules du cancer du sein. On trouve des récepteurs d’œstrogène (ER) et des récepteurs de progestérone (PR) à la surface ou à l’intérieur de certains types de cellules du cancer du sein. Quand les hormones se fixent à ces récepteurs, elles peuvent inciter les cellules cancéreuses à se développer et à se diviser.
On fait une analyse du statut des récepteurs hormonaux aux femmes qui reçoivent un diagnostic de cancer du sein afin de savoir si elles peuvent bénéficier d’une hormonothérapie.

Hormonothérapie

Certains types de cancer utilisent les hormones pour croître, comme les cancers du sein et de la prostate. Les médecins ont donc parfois recours à l’hormonothérapie pour traiter le cancer. L’hormonothérapie est un traitement qui ajoute, bloque ou supprime des hormones dans le but d’interrompre ou de ralentir la croissance des cellules cancéreuses qui ont besoin d’hormones pour se développer. Apprenez-en davantage sur l’hormonothérapie.

Syndrome paranéoplasique

Certaines personnes atteintes de cancer finissent par avoir un syndrome paranéoplasique, c’est-à-dire un ensemble de symptômes qui apparaissent quand les cellules cancéreuses libèrent des substances chimiques susceptibles de modifier la façon dont d’autres organes et tissus fonctionnent. Certains types de cancer du poumon, par exemple, fabriquent des hormones qui empêchent les reins de fonctionner correctement, soit d’évacuer le surplus de calcium du sang, ce qui fait grimper le taux de calcium sanguin (hypercalcémie).

Hormones synthétiques

Vous pourriez être exposés à des hormones synthétiques provenant de sources extérieures, comme des médicaments ou des substances chimiques présentes dans l’environnement. Les hormones de sources extérieures risquent de faire augmenter ou diminuer vos taux d’hormones. Il arrive que des taux d’hormones modifiés fassent augmenter ou diminuer le risque de cancer. Les hormones synthétiques sont entre autres celles-ci :
  • contraceptifs oraux et autres contraceptifs hormonaux
  • hormonothérapie substitutive
  • stéroïdes anabolisants
  • perturbateurs endocriniens (bisphénol A présent dans certains plastiques par exemple)
Apprenez-en davantage sur les hormones synthétiques et comment elles risquent d’accroître le risque de cancer.

Cancers du système endocrinien

Le cancer peut prendre naissance dans n’importe quelle partie du corps, et certains types de cancer apparaissent dans des organes et des cellules du système endocrinien. Ces cancers peuvent faire augmenter les taux d’hormones, ce qui risque de causer des problèmes. Les cancers du système endocrinien sont entre autres ceux-ci :
  • les tumeurs neuroendocrines (TNE)
  • certaines tumeurs au cerveau et de l’hypophyse
  • le cancer de la thyroïde
  • le cancer de la parathyroïde
  • le cancer du thymus
  • le cancer de la glande surrénale
  • le cancer des îlots pancréatiques
  • certains cancers de l’ovaire
  • certains cancers du testicule

Relations hypothalamo-hypophysaires

Les fonctions des organes endocriniens périphériques sont contrôlées à des degrés différents par les hormones hypophysaires. Certaines fonctions ont un contrôle central minimal (p. ex., sécrétion pancréatique d' insuline, qui est principalement dépendante de la glycémie) et sont contrôlées de manière marginale, alors que de nombreuses autres fonctions (p. ex., sécrétion des hormones thyroïdiennes ou gonadiques) sont étroitement contrôlées. La sécrétion des hormones hypophysaires est soumise au contrôle de l'hypothalamus.
L'interaction entre l'hypothalamus et l'hypophyse (axe hypothalamo-hypophysaire) constitue un système de rétrocontrôle négatif. L'hypothalamus reçoit les informations de pratiquement toutes les régions du SNC et les utilise pour fournir les informations à l'hypophyse. En réponse, l'hypophyse libère différentes hormones qui stimulent certaines glandes endocrines dans l'ensemble de l'organisme. Les modifications des taux d'hormones circulantes produites par ces glandes endocrines sont détectées par l'hypothalamus, qui accentue ou réduit alors la stimulation de l'hypophyse pour maintenir l'homéostasie.
L'hypothalamus module les activités des lobes antérieur et postérieur de l'hypophyse selon différentes voies. Les neurohormones synthétisées dans l'hypothalamus gagnent le lobe antérieur de l'hypophyse (adénohypophyse) par un système vasculaire porte particulier et régulent la synthèse et la libération des 6 principales hormones peptidiques de l'antéhypophyse ( L'hypophyse et ses organes cibles.). Ces hormones du lobe antérieur de l'hypophyse contrôlent les glandes endocrines périphériques (thyroïde, surrénales, gonades), ainsi que la croissance et l'allaitement. Aucune connexion nerveuse directe n'existe entre l'hypothalamus et l'antéhypophyse. En revanche, le lobe postérieur de l'hypophyse (posthypophyse ou neurohypophyse) contient des axones prenant leur origine dans les corps cellulaires de neurones localisés dans l'hypothalamus. Ces axones sont des sites de stockage des 2 hormones peptidiques, la vasopressine (l'hormone antidiurétique) et l'ocytocine, synthétisées dans l'hypothalamus; ces hormones agissent en périphérie pour réguler l'équilibre hydrique, la lactation et la contraction utérine.
Pratiquement toutes les hormones produites par l'hypothalamus et l'hypophyse sont libérées de façon pulsatile; les périodes de libération sont entrecoupées de périodes d'inactivité. Certaines hormones (p. ex., hormone adrénocorticotrope [ACTH], hormone de croissance, prolactine) ont un rythme circadien défini; d'autres (p. ex., hormone lutéinisante et hormone folliculo-stimulante au cours du cycle menstruel) ont un rythme mensuel auquel se surajoute une rythmicité circadienne.














References :
2.      American Cancer Society. (2015, February 26). What is a Gastrointestinal Carcinoid Tumor?. Extrait de: https://www.cancer.org/cancer/gastrointestinal-carcinoid-tumor/about/what-is-gastrointestinal-carcinoid.html.
3.      Beatrix M, Lopes S. The brain as an endocrine organ (including the pineal gland). Mete O, Asa SL (eds.). (2016). Endocrine Pathology. United Kingdom: Cambridge University Press. 11: 283-314.
4.      Cancer Research UK. (2014, October 29). The Hormone System and Cancer. Extrait de: http://www.cancerresearchuk.org/about-cancer/what-is-cancer/body-systems-and-cancer/the-hormone-system-and-cancer.
5.      Martini FH, Timmons MJ, Tallitsch RB. (2012). Human Anatomy. (7th Édition). San Francisco: Pearson Benjamin Cummings.
6.      Young B, O'Dowd G, Woodford P (eds.). (2014). Wheaters's Functional Histology. (6th Édition). Churchill Livingstone.
7.      https://www.msdmanuals.com/fr/professional/troubles-endocriniens-et-m%C3%A9taboliques/principes-d-endocrinologie/revue-g%C3%A9n%C3%A9rale-du-syst%C3%A8me-endocrinien

lundi 17 octobre 2016

Maladie de chrone


Maladie de chrone 
La maladie de Crohn est une maladie inflammatoire chronique du système digestif, qui évolue par poussées (ou crises) et phases de rémission. Elle se caractérise principalement par des crises de douleurs abdominales et de diarrhée, qui peuvent durer plusieurs semaines ou plusieurs mois. Fatigue, perte de poids et même dénutrition peuvent survenir si aucun traitement n’est entrepris. Dans certains cas, des symptômes non digestifs, qui touchent la peau, les articulations ou les yeux peuvent être associés à la maladie.

Qu'est-ce que la maladie de Crohn ?

La maladie de Crohn est une inflammation chronique de la paroi du tube digestif. Elle peut toucher n'importe quelle portion du tube digestif depuis la bouche jusqu'à l'anus, mais dans 95 % des cas les zones inflammatoires se situent préférentiellement dans l'iléon (partie terminale de l'intestin grêle), le gros intestin (colon) et/ou l'anus. L'inflammation est segmentaire (des segments de tube digestif atteints alternent avec des segments sains) et volontiers asymétrique par rapport à l'axe longitudinal du tube digestif.




Quelles sont les causes de la maladie de Crohn ?

La maladie de Crohn est due à une inflammation persistante des parois et des couches profondes du tube digestif. Cette inflammation peut entraîner un épaississement des parois à certains endroits, des fissures et des plaies à d’autres. Les causes de l’inflammation sont inconnues et vraisemblablement multiples, impliquant des facteurs génétiques, auto-immuns et environnementaux.

Facteurs génétiques

Bien que la maladie de Crohn ne soit pas une maladie entièrement génétique, certains gènes peuvent augmenter les risques d’en être atteint. Ces dernières années, les chercheurs ont découvert plusieurs gènes de susceptibilité, dont le gène NOD2/CARD15, qui multiplie par 4 ou 5 le risque de souffrir de la maladie6. Ce gène joue un rôle dans le système de défense de l’organisme. Cependant, d’autres facteurs sont nécessaires pour que la maladie survienne. Comme dans bien d’autres maladies, il semble qu’une prédisposition génétique combinée à des facteurs de l’environnement ou du mode de vie déclenche la maladie.

Facteurs auto-immuns

Comme la colite ulcéreuse, la maladie de Crohn a des caractéristiques de maladie auto-immune (= maladie où le système immunitaire combat ses propres cellules) . Les chercheurs pensent que l’inflammation du tube digestif serait liée à une réaction immunitaire excessive de l’organisme contre des virus ou des bactéries présents dans l’intestin.

Facteurs environnementaux

On remarque que l’incidence de la maladie de Crohn est plus élevée dans les pays industrialisés et tend à augmenter depuis 1950. Cela laisse croire que des facteurs environnementaux, probablement liés au mode de vie occidental, pourraient avoir une influence importante sur l’apparition de la maladie. Cependant, aucun facteur spécifique n’a encore été décelé. Plusieurs pistes sont cependant à l’étude. L’exposition à certains antibiotiques, en particulier de la classe des tétracyclines, est un facteur de risque potentiel31. Les fumeurs sont plus à risque de développer la maladie. Les personnes trop sédentaires sont plus affectées que les personnes qui sont plus actives32.
Il est possible, mais il n’y a pas de preuve absolue,  que l’alimentation trop riche en mauvais gras, en viande et en sucre augmente le risque33.
Les chercheurs se penchent surtout sur le rôle éventuel d’une infection par un virus ou une bactérie (salmonella, campylobacter) dans le déclenchement de la maladie. Outre une infection par un microbe « extérieur », un déséquilibre de la flore intestinale (c’est-à-dire des bactéries naturellement présentes dans le tube digestif) pourrait aussi être en cause18.
Par ailleurs certains éléments semblent exercer un effet protecteur. Il s’agit de la diète riche en fibres et en fruits, le contact avant l’âge d’un an avec des chats ou des animaux de la ferme, l’appendicectomie, de même que d’avoir eu une gastroentérite ou des infections respiratoires34. Il n’y a par ailleurs aucune association entre le vaccin RRO (rougeole-rubéole-oreillons) et la maladie de Crohn35.

Facteurs psychologiques

On a longtemps pensé que le stress pouvait déclencher des crises. Cependant, les études réalisées jusqu’à présent semblent réfuter cette hypothèse.

Personnes à risque

  • Les personnes ayant des antécédents familiaux de maladie inflammatoire de l'intestin (maladie de Crohn ou colite ulcéreuse). Ce serait le cas pour 10 % à 25 % des personnes atteintes.
  • Certaines populations sont plus à risque que d’autres, en raison de leur patrimoine génétique. La communauté juive (d’origine ashkénaze), par exemple, serait de 4 à 5 fois plus touchée par la maladie de Crohn

Quels symptômes ?


La nature des manifestations cliniques de la maladie de Crohn dépend de sa localisation sur les différents segments du tube digestif (intestin grêle, côlon, rectum, anus...).

Les principales manifestations sont intestinales : douleurs abdominales, diarrhée avec ou sans émissions sanglantes, atteinte de la région anale (fissure, fistule, abcès).

Les patients sont souvent gênés au quotidien par des envies pressantes d'aller à la selle (on parle d'impériosité) qui les conduit à développer le réflexe de s'assurer de la présence de toilettes partout où ils vont.

Environ un malade sur 3 présente des lésions à l'anus, qui se manifestent soit par une gêne lors du passage des selles (fissure), soit une douleur continue (abcès), soit enfin un écoulement ou suintement (fistule).

Une altération de l'état général accompagne souvent les poussées : fatigue (asthénie), manque d'appétit (anorexie), amaigrissement, fièvre.

Parfois certaines poussées s'accompagnent de manifestations extra-intestinales : celles-ci peuvent être articulaires (arthrites), (érythème noueux, ulcérations buccales) ou oculaires (uvéite).

Il est impossible de prédire la fréquence des poussées, ni leur durée.
Ce n'est qu'au fil du temps que l'on peut distinguer les patients dont les poussées sont espacées de ceux qui ont des poussées plus rapprochées.


Prise en charge

Ces pathologies sont classées parmi les affections de longue durée, prises en charge à 100% par l'Assurance Maladie.

Traitements

Le traitement de la maladie de Crohn permet de traiter les poussées de la maladie et de prévenir les rechutes et les complications. "Chez tous les patients, il faut absolument obtenir l'arrêt complet et définitif de la consommation tabagique (qui aggrave l'évolution de la maladie de Crohn)", insiste le Dr Balian.

Traitements médicamenteux des poussées

  • 5-ASA par voie orale et/ou rectale.
  • mésalazine, 1 à 4 g/jour.
  • corticoïdes : Les corticoïdes utilisés sur de courtes périodes sont prescrits lors des poussées de la maladie. Ils ne constituent absolument pas un traitement préventif.
  • antibiotiques : Les antibiotiques sont prescrits dans plusieurs situations, notamment en cas d'aggravation soudaine ou suspicion d'infection intestinale, également en cas d'abcès, sous forme de quinolone et/ou métronidazole. 

Traitements de la carence en fer

  • médicaments immunomodulateurs : les médicaments immunomodulateurs exercent une action positive sur le système immunitaire. Ils peuvent être prescrits au cours de différentes phases de la maladie (lors de poussées en association avec d'autres médicaments, lors de traitement d'entretien...) 
  • azathioprine, 
  • 6-MP (hors AMM), 
  • méthotrexate (hors AMM), 
  • anti-TNF :infliximab, adalimumab.
  • anti-interleukines : ustékinumab

Traitement chirurgical

Le traitement chirurgical s'envisage en cas d'évolution de la maladie, lors d'apparition de complications et lorsque les traitements médicamenteux s'avèrent inefficaces. L'intervention chirurgicale consiste à enlever la ou les zones de l'intestin qui sont atteintes. "La chirurgie doit être la plus économe possible, des récidives pouvant survenir sur les zones anastomotiques", explique le gastro-entérologue. La chirurgie consiste en l'exérèse des lésions inflammatoires, le drainage d'abcès et le traitement des occlusions ou des péritonites.
Lors de l'ablation d'une partie de l'intestin, il est parois envisagé une intervention chirurgicale destinée à pratiquer un anus artificiel en effectuant un abouchement du côlon à la paroi de l'abdomen afin de dériver les selles vers l'extérieur dans une poche régulièrement changée. Cette stomie est souvent provisoire.

• Traitements nutritionnels 

Un traitement nutritionnel peut être préconisé afin de palier à une dénutrition. L'alimentation peut ainsi être entérale, par sonde nasogastrique ou parentérale par voie veineuse.

• Traitements symptomatiques

Les antalgiques peuvent être prescrits. Les médicaments antidiarrhéiques peuvent être conseillés. Enfin, les médicaments antispasmodiques permettent de soulager les douleurs abdominales.  L'arrêt définitif du tabac, facteur aggravant de la maladie, demeure une des mesures les plus importantes.





































References: 
1 - https://sante.lefigaro.fr/sante/maladie/maladie-crohn/quest-ce-que-je-ressens
2 -https://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=maladie_crohn_pm
3 -https://www.doctissimo.fr/html/dossiers/intestin/16007-maladie-de-crohn.htm
4 -https://www.sante-sur-le-net.com/maladies/hepato-gastro/maladie-de-crohn/ 
5 - https://sante.journaldesfemmes.fr/maladies/2512009-maladie-de-crohn-alimentation-signes-causes/

ulcère gastroduodénal


L'ulcère de l'estomac et l'ulcère duodénal (ulcère gastroduodénal)


L'ulcère gastroduodénal, aussi appelé ulcère gastrique s'il est situé dans l'estomac et qui se nomme ulcère duodénal lorsqu'il se forme dans le duodénum (première partie de l'intestin grêle), sont en quelque sorte des plaies forme d’une érosion qui pénètre profondément dans la paroi du tube digestif (voir schéma).
Ces plaies sont souvent douloureuses : elles entrent directement en contact avec l’acide présent dans le tube digestif. Une situation comparable à l’application d’un tampon d’alcool sur une éraflure.

  • L'ulcère gastrique : il se situe dans l'estomac ; 
  • L'ulcère duodénal : il se situe dans la jonction entre l'estomac et l'intestin 






Quelles sont les causes ?

Ulcères, la faute à une simple bactérie et aux anti-inflammatoires

La prise de médicaments tels que l’aspirine et les anti-inflammatoires non stéroïdiens/AINS, en cures courtes ou prolongées peuvent être à l’origine d’un ulcère gastro-duodénal. Schématiquement, les AINS inhibent des enzymes (cyclo-oxygénases 1 et 2) essentielles à la synthèse d’acides gras dénommés prostaglandines. En temps normal, celles-ci stimulent la sécrétion de mucus protecteur des parois gastriques et refrènent la production d'acide chlorhydrique par l’estomac.

Entre 15 et 40 % des individus développent un ulcère sous AINS, quelle que soit la voie d’administration, intra-rectale, intramusculaire ou orale.

La seconde cause principale d’ulcère est l’inflammation chronique de l’estomac appelée gastrite entretenue par Helicobacter pylori, une bactérie résistante aux sécrétions acides. Une personne sur cinq avant 30 ans, et une sur deux après 50-60 ans héberge Helicobacter pylori, qui colonise pendant plusieurs années la muqueuse gastrique.

L’infection à Helicobacter pylori est présente dans 85 % des cas d'ulcère gastrique et dans 95 % des cas d'ulcère duodénal.

Néanmoins, les mécanismes d’ulcération diffèrent selon la localisation.

Dans l’ulcère gastrique, les médicaments et la gastrite à Helicobacter pylori fragilisent la couche de mucus qui protège la paroi gastrique. Celle-ci devient vulnérable aux agressions acides du suc gastrique (pH entre 2 et 4). L’ulcère gastrique n’est donc pas à mettre sur le compte d’une hyper-acidité mais d’une baisse des mécanismes de protection de la paroi de l’estomac.

Dans l’ulcère duodénal, cette altération des mécanismes de défense existe aussi, sous l’action des AINS et de l’aspirine. Mais lorsque la bactérie Helicobacter pylori est présente, responsable d’une inflammation de l’antre de l’estomac (gastrite chronique), la sécrétion acide est stimulée. Cette hypersécrétion acide fragilise à son tour la barrière de mucus, d’autant que celle-ci est plus mince au niveau du duodénum qui n’est habituellement pas un milieu acide.

Certaines tumeurs, exceptionnelles, comme les gastrinomes du pancréas ou du duodénum (syndrome de Zollinger Ellison), sécrètent la gastrine. Cette substance favorise l’hypersécrétion acide et donc potentiellement la survenue d’ulcères.

Le rôle du tabac dans la formation de l’ulcère est discuté. Il ralentirait plutôt sa cicatrisation.

Le terrain génétique peut prédisposer à des ulcères gastriques et donc à des cancers de l’estomac.

Ulcère de l'estomac ou du duodénum : quels symptômes ?

Un ulcère gastroduodénal peut causer une douleur au niveau de l’épigastre (haut et milieu de l’abdomen). Localisée dans cette partie du corps, elle ressemble à une crampe ou à une sensation de faim douloureuse, et survient une à trois heures après un repas.
Cette douleur épigastrique peut également survenir la nuit. Elle est calmée par la prise d’aliments ou d’un médicament contre les sécrétions acides.
Elle se manifeste souvent par poussées de quelques semaines, alternant avec des phases sans symptôme.


Un ulcère de l'estomac ou du duodénum peut aussi engendrer des manifestations plus atypiques, comme une simple gêne sous les côtes.
Dans certaines formes de la maladie, les repas et la prise d’aliments n’ont aucune influence sur la douleur.
Enfin, certains ulcères sont asymptomatiques. Leur présence peut être révélée par une
pratiquée pour une autre raison, par exemple la surveillance d’une gastrite (inflammation de la de l’estomac).

Complications

La plupart des ulcères gastroduodénaux peuvent être guéris sans complications. Cependant, dans certains cas, les ulcères gastroduodénaux peuvent entraîner des complications pouvant menaçant le pronostic vital, comme :
  • Saignement (hémorragie)
  • Pénétration
  • Perforation
  • Occlusion (blocage)
  • Cancer

Les traitements médicaux de l'ulcère de l'estomac et l'ulcère duodéna (ulcère gastroduodénal)

  • diminuer l’acidité de l’estomac, pour soulager les douleurs;
  • traiter l’infection à la bactérie Helicobacter pylori, ce qui aide aussi à prévenir les récidives.
Avant de traiter, le médecin doit tout de même déterminer s’il s’agit d’un ulcère de l’estomac ou d’un ulcère duodénal. Si l’ulcère se trouve dans l’estomac, un prélèvement de tissus (près de l’ulcère) sera effectué pour exclure la faible possibilité qu’il s’agisse d’un cancer de l’estomac. L’ulcère duodénal, quant à lui, est pratiquement toujours bénin. Les examen consistent en un repas baryté (une ingestion de baryum, un liquide crayeux), suivi d’une radiographie de l’abdomen pour visualiser l’ulcère, ou une gastroscopie. La gastroscopie consiste à insérer, par la bouche, un long tube flexible muni d’une minicaméra, afin d’observer les parois de l'estomac et du duodénum.

Médicaments

Les médicaments suivants, souvent utilisés en association, mènent à la guérison de plus de 90 % des ulcères en 4 à 8 semaines.

Pour diminuer l’acidité

Antihistaminiques H2. Ces médicaments réduisent la quantité d’acide que fabrique l’estomac. Cela permet de protéger la partie atteinte pour lui donner le temps de cicatriser. Le terme H2 désigne les récepteurs à histamine. Le médicament se lie aux récepteurs à histamine de façon à empêcher leur activation. La cimétidine (Tagamet®), la famotidine (Pepcid®), la nizatidine (Axid®) et la ranitidine (Zantac®) font partie de cette catégorie de médicaments. Il est possible de se les procurer en vente libre dans une pharmacie.
Inhibiteurs de la pompe à protons. Ces médicaments (l’oméprazole (Losec®), le lansoprazole (Prevacid®), le pantoprazole (Pantoloc®), le rabéprazole (Pariet®) et l’ésoméprazole (Nexium®) réduisent l’acidité de l’estomac encore plus efficacement que les antihistaminiques H2. Ils s’obtiennent sur ordonnance. Ils agissent en inactivant les « pompes » qui produisent l’acide chlorhydrique. Ils inhiberaient aussi la multiplication des bactéries H. pylori.
Antiacides. Les antiacides (Maalox®, Mylanta®, Gaviscon®, etc.) ne diminuent pas la sécrétion d’acide, mais neutralisent l’acide présent dans l’estomac, ce qui soulage la douleur. Ils prennent plus de temps pour agir que les bloqueurs H2 et les inhibiteurs de la pompe à protons.

Pour traiter l’infection

Des tests sanguins, de selles ou d’haleine et, parfois, une biopsie de la paroi de l’estomac faite lors de la gastroscopie permettront au médecin de savoir s’il y a ou non une infection à la bactérie H. pylori.
Antibiotiques. Si l’ulcère est causé par une infection à H. pylori, le médecin prescrit en général 2 antibiotiques pour une période de 7 à 14 jours. Les antibiotiques les plus utilisés sont l’amoxicilline (Amoxil®), la clarithromycine (Biaxin®) et le métronidazole (Flagyl®). On combine souvent les 2 antibiotiques à un autre médicament contre l’acidité (voir ci-dessus) ou même à du bismuth (Pepto-Bismol®), cet antiacide pouvant aussi aider à combattre l’infection. Ce traitement permet d’éradiquer la bactérie et de guérir l’ulcère dans environ 80 % des cas. Si les symptômes reviennent, un second traitement est habituellement recommandé. Malheureusement, même lorsque l’ulcère gastroduodénal est bien guéri, il peut réapparaître quelques mois plus tard (c’est le cas environ 1 fois sur 5)5.
Important. Prendre la médication antibiotique au complet telle que prescrite, même si les symptômes ne sont plus présents.

En cas d’ulcères causés par les anti-inflammatoires

Le médecin recommandera probablement de cesser de prendre les médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS). Cela suffit généralement à faire disparaître l’ulcère, mais on prescrira habituellement aussi un antihistaminique H2 ou un inhibiteur de la pompe à protons pour quelques semaines.
D’autres médicaments moins nocifs pour l’estomac peuvent être utilisés en remplacement des AINS, selon le cas.

Habitudes de vie

En plus de prendre les médicaments, il est également très important de modifier certaines habitudes de vie, par exemple, l’usage de tabac et la consommation d’alcool, qui endommagent la paroi du tube digestif. Il n’y a en général pas de diète bien spéciale à suivre, sauf d’éviter les aliments qui semblent causer une irritation.
Le traitement médical de l’ulcère peut nécessiter un régime alimentaire particulier prescrit par le médecin, préconisant, excluant ou limitant certains aliments.

Chirurgie

Seulement en cas d’échec du traitement médicamenteux ou en cas de complications, telles une perforation complète de la paroi digestive par l’ulcère ou une obstruction gastro-intestinale réfractaire aux médicaments, ou une hémorragie grave qui ne répond pas au traitement.

Suivi

À la fin du traitement, on peut s’assurer de la cicatrisation de l’ulcère par une endoscopie (visualisation en direct du tube digestif faite au moyen d’un fibroscope).
Un traitement d’entretien d’une durée de 4 à 6 mois peut être prescrit pour prévenir l’apparition d’un nouvel ulcère.























References:
1 - https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/ulcere-estomac-duodenum/symptomes-diagnostic
2 - https://www.msdmanuals.com/fr/accueil/troubles-digestifs/gastrite-et-ulc%C3%A8re-gastroduod%C3%A9nal/ulc%C3%A8re-gastroduod%C3%A9nal
3 - https://www.doctissimo.fr/html/dossiers/mal_au_ventre/sa_4348_ulcere_gastro_duodenal.htm
4 -https://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=ulcere_gastroduodenal_pm
5 - https://www.snfge.org/content/ulceres-de-lestomac-et-du-duodenum

Colopathie

Comment définit-on la colopathie fonctionnelle ?

La colopathie fonctionnelle est un trouble digestif qui se caractérise principalement par des sensations douloureuses au ventre, fréquentes et chroniques (persistant depuis au moins 3 mois).
On parle aussi de syndrome de l’intestin irritable ou de syndrome du côlon irritable.
C’est une maladie extrêmement fréquente, dont on ne connaît pas encore bien les causes. On estime qu’environ 15 % des adultes au sein de la population générale se plaignent de symptômes typiques de la colopathie fonctionnelle. Environ un tiers d’entre eux consultent un médecin pour ce motif. Les femmes sont davantage sujettes à ce type de trouble que les hommes.


Causes : désordre du microbiote, hypersensibilité...



Plusieurs hypothèses sont avancées pour expliquer l'origine d'une colopathie fonctionnelle. Une hypersensibilité viscérale est diagnostiquée chez près de deux patients sur trois d'où la dénomination actuelle de "syndrome de l'intestin irritable". "Dans les autres causes, on trouve un trouble de la motricité digestive, une mauvaise intégration de la douleur au niveau du système nerveux central, un désordre du microbiote intestinal, une malabsorption des acides biliaires, le rôle de l'alimentation, ou d'inflammations souvent déclenchées par des phénomène infectieux aigus", détaille le Pr Coffin.

A cela, peuvent s'ajouter le rôle du stress et des facteurs psychosociaux "qui interviennent très probablement par des mécanismes micro-inflammatoires", précise le gastro-entérologue.

Les signes de la colopathie fonctionnelle

La maladie commence en général entre 30 et 50 ans et touche plus de femmes que d'hommes. Elle peut se manifester par :
  • Des douleurs abdominales chroniques, variables dans le temps et leur localisation, améliorées en période de repos (physique et psychique) et s'aggravant lors des périodes de surmenage et de soucis ;
  • Des ballonnements ;
  • Une constipation ou une diarrhée ;
  • Une anorexie ;
  • Des nausées et/ou des régurgitations ;
  • Une lenteur de digestion ;
  • Une satiété précoce ;
  • Une asthénie physique et intellectuelle ;
  • Des troubles vasomoteurs cutanés ;
  • Des palpitations ; 
  • Des céphalées.

Quels sont les traitements ?



Il n'existe pas de traitement curatif de la colopathie fonctionnelle.

En revanche, des médicaments existent permettant de soulager les symptômes. Ils sont efficaces à court terme mais leurs effets à long terme varient d'une personne à l’autre si bien qu'il faut parfois changer le traitement.

Pour diminuer les douleurs, le médecin prescrit en première intention des antispasmodiques (pour lutter contre les spasmes). Il peut également recommander les pansements gastro-intestinaux qui atténuent la sensibilité intestinale.

Des médicaments permettent également de régulariser le transit afin de soulager les troubles digestifs.

En cas de constipation, il sera d’abord conseillé d’augmenter progressivement l’apport en fibres. En seconde intention, les laxatifs qui favorisent le transit et ramollissent les selles peuvent être employés avec prudence car ils ont des modes d’action différents et peuvent selon les symptômes être inefficaces. Il est conseillé d’augmenter très progressivement les doses et de ne pas les employer au long cours sans avis médical.

En cas de diarrhée, les anti-diarrhéiques diminuent la motricité du côlon. Il faut les employer à petites doses.

Pour lutter contre les ballonnements, aucun médicament n'a aujourd'hui prouvé son efficacité, mais les pansements gastro-intestinaux peuvent soulager certaines personnes.

Enfin, outre le recours à des anxiolytiques légers ou des anti-dépresseurs lorsque les conseils diététiques et les traitements des symptômes ne donnent pas d’amélioration significative, les psychothérapies basées sur des entretiens ou comportementales ou encore des techniques de biofeedback (approche basée sur l’interaction entre le corps et l’esprit) peuvent être utiles.























References:
1 - https://www.doctissimo.fr/html/sante/encyclopedie/942-colopathie-fonctionnelle.htm#
2 - https://sante.lefigaro.fr/sante/maladie/colopathie-fonctionnelle/quels-sont-traitements
3 - https://sante.journaldesfemmes.fr/fiches-maladies/2513308-colopathie-fonctionnelle-colon-irritable-symptomes-alimentation-traitements/#colopathie-fonctionnelle-causes
4 -https://www.passeportsante.net/fr/Maux/Symptomes/Fiche.aspx?doc=colopathie-fonctionnelle-symptome

tumeur maligne et benigne de l'estomac







Définition

C’est la production de cellules plus ou moins anormales par la paroi de l’estomac.
Ces cellules sont bénignes ou malignes.

Ce qu'il se passe

Il existe deux types de tumeurs dans l’estomac : les polypes, qui sont des tumeurs bénignes, et le cancer.
Les polypes sont rares en fait, beaucoup plus rares que les polypes des intestins dont la détection est à la base de la prévention en matière de pathologie digestive intestinale.
Mais comme tous les polypes, ils peuvent dégénérer ce qui nous amène à parler du cancer de l’estomac qui lui, en revanche est beaucoup plus courant.
Le cancer de l’estomac est relativement peu fréquent, mais il est loin d'être rare, et sa gravité impose d'être attentif.  Qui plus est polype et cancer se révèlent de la même façon ; ce qui fait que la démarche préventive et diagnostique est exactement la même pour les deux.
L’un comme l’autre peuvent :
  • soit rester silencieux.
  • soit se manifester par les petits signes classiques (pesanteur, brûlures, digestion lourde, dégoût de la viande).
  • soit compliquer des lésions déjà connues : l’ulcère de l’estomac et la gastrite .
  • soit saigner.
  • soit obstruer partiellement ou totalement l’évacuation de l’estomac jusqu’à la sténose du pylore .
Les deux seront diagnostiqués par:
  • La fibroscopie .
  • Le transit gastro-duodénal .

Ce qu’il faut retenir

  • Tout problème d’estomac quel qu'il soit, survenant chez une personne de plus de 50 ans doit faire pratiquer une fibroscopie
  • Tout problème d’estomac qui récidive systématiquement après l'arrêt des traitements classiques doit être suivi d’une fibroscopie.
  • Tout problème d’estomac connu, qui un jour se manifeste différemment doit imposer systématiquement une fibroscopie de contrôle.
  • Toute tumeur de l’estomac doit être considérée comme un cancer jusqu’aux résultats de l’examen des cellules recueillies par biopsie .
  • Certaines gastrites doivent être surveillées dans la crainte d’une évolution cancéreuse.
  • La cicatrisation totale de tout ulcère de l'estomac doit être confirmée par fibroscopie après traitement, même si les symptômes ont totalement disparu.

 Tumeur gastrique bénigne ou maligne : la différence

Comme la plupart des organes, l'estomac peut être le siège d'une prolifération anormale de cellules. Mais contrairement aux tumeurs malignes, les tumeurs gastriques bénignes sont relativement rares. Si elles ne se propagent pas, elles doivent toutefois être retirées.

Une dizaine de tumeurs bénignes de l'estomac

Extrêmement rares et moins fréquentes qu'au niveau du côlon, les tumeurs bénignes de l'estomac sont toutefois composées d'une dizaine de types, dont :
  • Les tumeurs stromales gastro-intestinales (TSGI) : elles prennent naissance au niveau de cellules interstitielles dont la contraction et le relâchement (péristaltisme) permettent la progression de la nourriture dans l’appareil digestif. Proches des sarcomes des tissus mous, les TSGI sont essentiellement bénignes. Néanmoins, si elles mesurent plus de 5 cm elles risquent d'être malignes.
  • Les lipomes, tumeurs bénignes composées de cellules graisseuses. Particulièrement rares, ils peuvent faire leur apparition dans la sous-muqueuse de l'estomac.
  • Les léiomyomes, tumeurs qui affectent le tissu musculaire. Ils représentent 38 % des tumeurs sous-muqueuses.
  • Les tumeurs des nerfs périphériques de l'estomac prennent les noms de :
    • neurofibromes s'ils se développent sur les nerfs (ils peuvent devenir extrêmement volumineux),
    • schwannomes (12 % des tumeurs sous-muqueuses) s'ils se développent sur les cellules de Schwann, des gaines qui entourent les nerfs,
    • tumeurs à cellules granuleuses : elles sont rares au niveau de l'estomac (en revanche il s'agit de la tumeur bénigne la plus fréquente des voies biliaires). Elles touchent plutôt les femmes et la populations noire.
  • Les pancréas aberrants sont des tumeurs gastriques composées de cellules pancréatiques.
  • Les hémangiomes, si les vaisseaux sanguins sont affectés,et les lymphangiomes si ce sont les vaisseaux lymphatiques qui sont touchés.
  • Les fibromes gastriques présentent un caractère proche des fibromes utérins. Ils représentent 11 % des tumeurs sous-muqueuses.
  • Les kystes muqueux (mucocèles) se développent au niveau des glandes gastriques lorsqu'elles sont bloquées et que le mucus s'accumule à l'intérieur.

Les différents types de tumeurs malignes de l'estomac

Le cancer gastrique est presque systématiquement un adénocarcinome, dont il existe plusieurs sous-types. Néanmoins, il existe de nombreuses autres types de tumeurs malignes de l'estomac qui sont beaucoup moins fréquentes (10 % des cancers de l'estomac).
Voici les principales formes de tumeurs malignes de l'estomac :
  • Le lymphome gastrique : c'est un lymphome du MALT non hodgkinien, c'est à dire un cancer qui affecte les cellules lymphatiques du système immunitaire de l’estomac. Les lymphomes gastro-intestinaux ne représentent que 3 % des tumeurs malignes de l'estomac. Bon à savoir : ce lymphome de bas grade peut être guéri par l'éradication de l'Helicobacter pylori auquel il est associé.
  • Le sarcome des tissus mous et des viscères. Cette tumeur peut affecter les muscles de l'estomac. On retrouve deux formes principales :
    • le sarcome de Kaposi,
    • les tumeurs stromales gastro-intestinales (TSGI). Elles représentent 34 % des tumeurs sous-muqueuses de l'estomac. Elles prennent naissance au niveau des cellules interstitielles de Cajal dont la contraction et le relâchement (péristaltisme) permettent la progression de la nourriture dans l’appareil digestif.


































References: 
1 - https://www.medisite.fr/cancer-definition-tumeur-gastrique-benigne-ou-maligne-la-difference.1527282.524021.html
2 - https://cancer-de-l-estomac.ooreka.fr/comprendre/tumeur-estomac
3 - https://www.docteurclic.com/maladie/tumeur-de-l-estomac.aspx

Tumeurs de la vésicule et des voies biliaires


Tumeurs de la vésicule et des voies biliaires


  • L’échographie peut généralement détecter une tumeur dans les voies biliaires ou la vésicule biliaire.
  • Ces cancers sont généralement mortels, mais les symptômes peuvent être traités.

Le cancer des canaux biliaires (cholangiocarcinome) est rare. Il peut naître à n’importe quel endroit des canaux biliaires, particulièrement dans ceux qui sont à l’extérieur du foie. Un âge avancé ou une cholangite sclérosante primitive augmente le risque de développer ce cancer.


Le cancer de la vésicule biliaire est également rare. Le cancer de la vésicule biliaire est presque toujours associé à des calculs biliaires. Dans de nombreux cas, les personnes ne survivent que quelques mois après le développement de ce cancer. Ce cancer est le plus fréquent chez les Indiens d’Amérique, les personnes qui ont de gros calculs biliaires et celles qui ont une cicatrisation étendue de la vésicule biliaire, ce qui peut se produire dans la cholécystite chronique grave.


Des polypes, des excroissances de tissu non cancéreuses (bénignes), peuvent se développer dans la vésicule biliaire. Il est rare qu’ils provoquent des symptômes ou nécessitent un traitement. Ils sont présents chez environ 5 % des personnes lorsqu’elles font une échographie.


Parfois, les cancers peuvent obstruer le flux biliaire, mais la plupart des obstructions sont dues à des calculs biliaires. Le cancer peut, en des cas encore plus rares, se propager (métastaser) depuis d’autres régions de l’organisme aux structures adjacentes ou aux ganglions avoisinants, entraînant une obstruction. Les tumeurs bénignes des voies biliaires peuvent également créer des obstructions.



Symptômes

Les symptômes du cancer des voies biliaires commencent typiquement entre 50 et 70 ans. Les symptômes initiaux comprennent :
  • Aggravation d’un ictère (coloration anormale jaunâtre de la peau et des sclérotiques)
  • Gêne abdominale
  • Perte d’appétit
  • Perte de poids
  • Démangeaisons
Les symptômes s’aggravent progressivement. La douleur abdominale peut devenir de plus en plus intense et continue. La douleur est généralement due à l’obstruction des voies biliaires. Les selles peuvent devenir pâles. La personne se sent fatiguée et mal à l’aise. Elle peut ressentir une masse dans son abdomen.
Le cancer de la vésicule biliaire cause des symptômes similaires.
La plupart des polypes de la vésicule biliaire n’occasionnent aucun symptôme.

Diagnostic

  • Échographie, suivie d’autres examens d’imagerie
  • Parfois cholangiopancréatographie rétrograde endoscopique (CPRE) ou prélèvement d’un échantillon de tissu


Les médecins suspectent un cancer des voies biliaires ou de la vésicule biliaire quand un canal biliaire est obstrué et qu’aucune autre cause n’est identifiée. Le cancer des voies biliaires est suspecté en particulier chez les personnes atteintes de cholangite sclérosante primitive. Si une personne est atteinte de cholangite sclérosante primitive, on effectue périodiquement des analyses de sang pour mesurer les substances sécrétées par les tumeurs (marqueurs tumoraux), afin de détecter ce cancer.


Le diagnostic est confirmé par des examens d’imagerie. Généralement, on commence par effectuer une échographie. Parfois, une tomodensitométrie (TDM) est effectuée, mais il arrive souvent que les résultats ne soient pas concluants. Une cholangiographie par TDM (TDM des canaux biliaires effectuée après l’injection d’un agent de contraste radio-opaque dans une veine) ou une cholangiopancréatographie par résonance magnétique (CPRM) est généralement nécessaire.


Si les résultats des examens d’imagerie ne sont pas clairs, on réalise une cholangiopancréatographie rétrograde endoscopique. Pour cette intervention, un tube souple muni de fibres optiques (endoscope) est introduit par la bouche jusqu’à l’intestin grêle. Un tube fin (cathéter) est inséré dans l’endoscope et un produit de contraste radio-opaque, visible sur les radiographies, est injecté à travers le cathéter dans les canaux biliaires. Ensuite, des radiographies sont prises pour détecter toute anomalie. Cette intervention permet aux médecins d’obtenir des images ainsi qu’un échantillon de tissu à examiner au microscope ( Comprendre la cholangiopancréatographie rétrograde endoscopique).


Si ces examens suggèrent une tumeur mais ne sont pas concluants, les médecins prélèvent un échantillon de tissu en insérant une aiguille fine à travers la peau dans la zone où l’anomalie est suspectée. L’échographie ou la TDM est utilisée pour guider l’aiguille.


Afin de déterminer l’étendue du cancer, les médecins peuvent avoir à pratiquer une grande incision et à examiner directement la zone (une intervention appelée laparotomie ouverte).

Traitement

  • Insertion de stents dans des canaux biliaires obstrués
  • Parfois, ablation chirurgicale de la tumeur

Les cancers des voies biliaires et de la vésicule biliaire sont pour la plupart mortels, mais un traitement peut permettre de contrôler les symptômes.

Des tubes (stents) sont introduits dans un canal pour permettre à la bile de s’écouler au-delà de l’obstruction. Cette procédure permet de limiter la douleur et de soulager le prurit. Les stents peuvent être insérés au cours d’une CPRE.

La tumeur maligne peut être enlevée chirurgicalement, mais l’ablation n’est généralement pas complète. La chimiothérapie et la radiothérapie pour le cholangiocarcinome sont à l’étude. Si les tumeurs se sont propagées dans d’autres régions de l’organisme (métastasées), la chimiothérapie peut soulager certains symptômes, mais n’améliore pas la survie de manière considérable.


Un cancer de la vésicule biliaire très précoce, identifié pendant une ablation chirurgicale de calculs biliaires, peut souvent être guéri par l’ablation de la vésicule biliaire.

























References:
1 - https://www.cancer.ca/fr-ca/cancer-information/cancer-type/bile-duct/bile-duct-cancer/?region=qc
2 - https://www.msdmanuals.com/fr/accueil/troubles-du-foie-et-de-la-v%C3%A9sicule-biliaire/maladies-de-la-v%C3%A9sicule-biliaire-et-des-voies-biliaires/tumeurs-de-la-v%C3%A9sicule-et-des-voies-biliaires

Cholécystite aiguë et chronique

                      

Cholécystite aiguë

La cholécystite aiguë débute par un épisode douloureux intense et prolongé du quadrant supérieur droit de l’abdomen. Au moins 95 % des personnes qui ont une cholécystite aiguë ont également des calculs. En général, l’inflammation débute sans infection, mais celle-ci peut se développer par la suite. L’inflammation peut entraîner l’accumulation de liquide dans la vésicule biliaire et l’épaississement de ses parois.
La cholécystite aiguë survient rarement chez une personne qui n’a pas de calcul biliaire (cholécystite alithiasique). Cependant, la vésicule biliaire peut contenir des dépôts (particules microscopiques d’un matériau similaire à celui qui constitue les calculs). La cholécystite alithiasique est plus grave que les autres types de cholécystite. Elle a tendance à survenir après :
  • Intervention chirurgicale importante
  • Des maladies graves telles que des lésions graves, des brûlures importantes ou une infection de la circulation sanguine (septicémie)
  • Alimentation intraveineuse pendant une période prolongée
  • Un jeûne prolongé
  • Un déficit du système immunitaire
La cholécystite alithiasique peut survenir chez les jeunes enfants, et être alors due à une infection virale ou d’un autre type.

Cholécystite chronique

La cholécystite chronique est une inflammation prolongée de la vésicule biliaire. Elle provient presque toujours de calculs et de crises antérieures de cholécystite aiguë. La cholécystite chronique se caractérise par des crises répétées de douleur (colique biliaire) qui surviennent quand des calculs biliaires bloquent périodiquement le canal cystique.
Dans la cholécystite chronique, la vésicule biliaire est atteinte par des crises récidivantes d’inflammation aiguë, en général, dues à des calculs biliaires et elle peut devenir petite avec des parois épaisses et scléreuses. Des calculs peuvent obstruer l’ouverture de la vésicule biliaire dans le canal cystique ou obstruer le canal cystique lui-même. La vésicule biliaire contient aussi habituellement des dépôts. Si la cicatrisation est étendue, il peut y avoir des dépôts de calcium dans les parois de la vésicule biliaire, ce qui entraîne un durcissement (vésicule porcelaine).

Les causes de la maladie

Les cholécystites aiguës sont en général d'origine lithiasiques.
La cholécystite aiguë est due à l'obstruction du canal cystique par un calcul. La bile qui se trouve stockée dans la vésicule biliaire ne peut plus s'évacuer. Comme la bile est hypertonique, elle provoque un appel d'eau vers la vésicule qui devient turgescente et inflammatoire.
Dans de rares cas, la cholécystite aiguë est due à une autre cause : diabète, cancer de la vésicule, périartérite noueuse, sida, traumatisme, etc.
Le contenu vésiculaire peut s'infecter : on parle de pyocholécyste. La paroi de la vésicule en tension peut se nécroser et se rompre. Ces perforations vésiculaires provoquent une péritonite biliaire, une suppuration sous-hépatique ou une fistule bilio-digestive avec possibilité d'iléus biliaire (occlusion intestinale).

Facteurs de risque

  • L'âge (plus fréquent chez les personnes âgées) ; 
  • Le sexe (les femmes sont plus touchées que les hommes) ; 
  • Le surpoids
  • La prise de certains médicaments (oestogènes, traitement contre le cholestérol).

Symptomatologie

La plupart des patients ont eu des crises de colique hépatique antérieures ou une cholécystite aiguë. La douleur de la cholécystite est de même nature et de siège que celle de la colique hépatique, mais elle dure plus longtemps (c'est-à-dire, > 6 h) et elle est plus grave. Les vomissements sont fréquents, de même que la sensibilité de l'hypochondre droit. En quelques heures, le signe de Murphy (l'inspiration profonde aggrave la douleur pendant la palpation de l'hypochondre droit et inhibe l'inspiration) se développe une défense de l'hypochondre droit. La fièvre, habituellement peu élevée, est fréquente.
Chez les personnes âgées, la fièvre peut manquer et le premier ou le seul symptôme peut être systémique et non spécifique (p. ex., anorexie, vomissements, sensation de malaise, asthénie ou hyperthermie). Parfois, il n'y a pas de fièvre.
Habituellement, les signes de la cholécystite aiguë commencent à s'atténuer en 2 ou 3 jours et disparaissent au bout d'1 semaine dans 85% des cas même sans traitement.

Complications

Sans traitement, 10% des patients développent une perforation localisée et 1% développe une perforation en péritoine libre et donc une péritonite. L'aggravation des douleurs, une fièvre élevée, des frissons avec une douleur à la décompression ou un iléus évoquent des complications qui peuvent être un empyème (pyocholécyste), une gangrène ou une perforation de la vésicule. Si la cholécystite aiguë s'accompagne d'un ictère ou de cholestase, une obstruction partielle de la voie biliaire principale est possible, laquelle est habituellement due à des calculs ou à une inflammation locale.
Les autres complications comprennent:
  • Le syndrome de Mirizzi: une complication rare dans laquelle des calculs biliaires enclavés dans le canal cystique compriment et obstruent le canal hépatique commun ou la voie biliaire principale provoquant une cholestase.
  • La pancréatite biliaire: les calculs passent de la vésicule biliaire dans les voies biliaires et bloquent le canal pancréatique principal.
  • La fistule entéro-vésiculaire: rarement, un gros calcul érode la paroi vésiculaire, entraînant une fistule vers l'intestin grêle (ou ailleurs dans la cavité abdominale); le calcul peut passer librement ou obstruer l'intestin grêle (iléus biliaire).

Cholécystite aiguë alithiasique

Les symptômes sont semblables à ceux d'une cholécystite aiguë avec des calculs biliaires, mais peuvent être difficiles à identifier en raison de la gravité de l'état des malades (p. ex., ceci peut se voir chez les malades en USI) qui peut les empêcher de communiquer. Une distension abdominale ou une fièvre inexpliquée peuvent être les seuls signes. Non traitée, la cholécystite peut évoluer rapidement vers la gangrène et la perforation de la vésicule biliaire, aboutissant un sepsis, un choc, et à une péritonite; s'accompagnant d'une mortalité de près de 65%.

Comment diagnostiquer la Cholécystite ?

La première phase du diagnostique de la cholécystite, repose sur l'identification des symptômes caractéristiques.
Afin de confirmer, ou non, la maladie, des examens complémentaires sont nécessaires :
  • échographieéchographie abdominale
  • endoscopie
  • Imagerie par Résonance Magnétique (IRM)

Traitements

Le traitement de la cholécystite biliaire consiste en la prise d'antibiotiques par voie orale ou intraveineuse puis à l'ablation de la vésicule (cholécystectomie) par cœlioscopie.


Cholécystectomie : indications, complications, régime

La cholécystectomie, ou ablation de la vésicule biliaire, désigne une intervention chirurgicale qui a pour but de retirer la vésicule biliaire. Déroulé de l'opération, indications, technique, régime post-opératoire, éventuelles complications... On fait le point avec le Dr Vincent Frering, chirurgien viscéral et digestif.

Régime alimentaire pour cholécystite

"Une fois les calculs présents, aucun régime ne peut les dissoudre" explique le Dr William Berrebi. Il est en revanche possible de prévenir leur apparition en appliquant quelques règles diététiques. Le surpoids étant un facteur favorisant l'apparition de cholécystite, la priorité est de maintenir un poids de forme (IMC entre 20 et 25 kg/m2) en mangeant sainement et en pratiquant une activité physique régulière. Une alimentation pauvre en graisses est donc conseillée, afin de ne pas trop solliciter la vésicule biliaire. En effet, en présence de graisses, celle-ci se contracte pour évacuer la bile nécessaire à leur digestion, risquant alors de pousser des calculs dans les voies biliaires. Par ailleurs, le cholestérol favorisant la formation de calculs, il est préférable de limiter les aliments qui en sont riches. Enfin, chez les personnes diabétiques, un strict équilibrage de la glycémie est indiqué.



























References: 
1 - https://www.msdmanuals.com/fr/professional/troubles-h%C3%A9patiques-et-biliaires/pathologies-de-la-v%C3%A9sicule-et-des-canaux-biliaires/chol%C3%A9cystite-aigu%C3%AB
2 - https://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=cholecystite_pm
3 - https://www.doctissimo.fr/html/sante/encyclopedie/sa_798_cholecystite_aigue.htm
4 - https://sante.journaldesfemmes.fr/maladies/2526540-cholecystite-aigue-chronique-recommandation-traitements/
5 -https://www.msdmanuals.com/fr/accueil/troubles-du-foie-et-de-la-v%C3%A9sicule-biliaire/maladies-de-la-v%C3%A9sicule-biliaire-et-des-voies-biliaires/chol%C3%A9cystite

lundi 10 octobre 2016

Cas clinique:

Cas clinique :

Ce 14 juin 2013 à 6h30, vous prenez en charge dans le service d’Urologie où vous êtes affecté(e), Monsieur A., âgé de 69 ans, qui doit subir sous anesthésie péridurale une résection trans-urétrale de la prostate.
Présentation de Monsieur A. :
  • Monsieur A. habite avec son épouse dans un village situé à 8 Km du Centre Hospitalier Universitaire.
  • Monsieur A. est un retraité actif, toujours prêt à rendre service au voisinage.
  • Avec sa femme, il mène une vie calme. Le couple a un garçon qui rend fréquemment visite à ses parents.
  • Monsieur A. est assuré social et cotise à une mutuelle qui prend en charge le forfait hospitalier.
Ses antécédents :
- Chirurgicaux : appendicectomie.
- Médicaux : allergie à la Pénicilline G ;
-Varices aux membres inférieurs.
Histoire de la maladie :
Monsieur A. est suivi régulièrement depuis 2009 par un urologue pour hypertrophie de la prostate. Les touchers rectaux montrent une augmentation progressive du volume de la prostate. Monsieur A. éprouve la nécessité de se lever 3 fois par nuit pour uriner. Le dosage des P.S.A. (antigène spécifique de la prostate) croît régulièrement. Le dernier taux est de 10 nanogramme/litre. Monsieur A. a déjà été hospitalisé pour rétention aiguë des urines traitée par pose de sonde vésicale à demeure. Appréhendant un nouvel épisode de rétention des urines, Monsieur A. a fait le choix d’une résection trans-urétrale de la prostate sous anesthésie péridurale.
Les résultats des examens sanguins préopératoires se sont avérés normaux :
  • - Numération globulaire formule sanguine,
  • - glycémie,
  • - ionogramme,
  • - créatininémie ;
Ainsi que l’Examen Cytobactériologique d’Urines.
Monsieur A. a donc été opéré le 14 juin2013 à 8h d’une résection trans-urétrale de la prostate sous anesthésie péridurale. Il est revenu de la salle de réveil à 11h. L’intervention s’est déroulée sans complication. Il a :
  • une sonde vésicale à double courant et à ballonnet sur laquelle sont branchées :
  • une première poche de lavage de 3 litres de Sérum Physiologique à 0,9 %,
  • une poche à urines recueillant un liquide franchement hématurique ;
  • une voie d’abord périphérique : cathlon au bras gauche sur lequel passe 1 litre de Bionolyte à 5 % (soluté ionique).
  • Constantes : pression artérielle : 13/7 cm de mercure,
  • pulsations : 100 battements par minute,
  • fréquence respiratoire : 18 mouvements par minute.
Les prescriptions médicales sont les suivantes :
  • Bionolyte (soluté ionique à 5 %) : 1 litre pour 24 heure (réanimation hydro-électrolytique à arrêter le 15 juin 2002 à 11h).
  • Dafalgan® (antalgique) en gélules : 1 gramme x 3 par 24 heures.
  • Lovenox® (héparine de bas poids moléculaire) : 40 mg / 0,4 mL en sous-cutané à 18h.
  • Bas à varices.
  • Lavage vésical en continu.
  • Diurèse des 24 heures.
Monsieur A. 30 minutes après son retour de la salle de réveil, vous appelle. Il se plaint de douleurs hypogastriques, est très agité voire paniqué. Il vous dit qu’il ne comprend pas ce qu’il lui arrive. Vous observez son système de lavage : le liquide drainé est particulièrement hématurique.
*      L’analyse les problèmes de santé réels et/ou potentiels de Monsieur A :
- Il s’agit d’une situation de soins post-opératoires d’une intervention programmée.
Monsieur A. est un homme de 69 ans, retraité. Il est marié et a un fils. Monsieur A. et son épouse habitent à 8 Km du Centre Hospitalier Universitaire.
Dans ses antécédents, on retrouve une appendicectomie, des varices aux membres inférieurs (entraînant un risque de maladie thromboembolique lors d’un alitement prolongé) et une allergie à la Pénicilline G.
Depuis2009, Monsieur A. est suivi par un Urologue pour hypertrophie de la prostate. Les touchers rectaux montrent une augmentation progressive du volume de la prostate. Cette hypertrophie prostatique entraîne, chez Monsieur A., une pollakiurie nocturne : en effet, il se lève 3 fois par nuit pour uriner.
Le dosage des P.S.A., qui est l’antigène spécifique de la prostate, augmente régulièrement avec un dernier taux à 10ng/L.
Monsieur A. a déjà été hospitalisé pour rétention aiguë d’urine (c’est l’impossibilité d’uriner, entraînant un globe vésical, due ici à l’hypertrophie prostatique qui comprime l’urètre) traitée par la pose d’une sonde vésicale à demeure pour permettre l’écoulement des urines contenues dans la vessie.
Monsieur A. appréhende un nouvel épisode de rétention d’urine, c’est pour cette raison qu’il a fait le choix d’une résection trans-urétrale de la prostate (c’est une résection de la prostate par voie endoscopique, en passant un endoscope par l’urètre).
L’intervention est prévue le 14 janvier 2013 à 8h. Les examens pré-opératoires sont revenus normaux : E.C.B.U. pour savoir s’il y a une infection urinaire ; créatininémie pour connaître la fonction rénale ; numération formule sanguine pour savoir s’il y a une anémie (hémoglobine et globules rouges), une infection (globules blancs) ou pour détecter un éventuel déficit en plaquettes (=mauvaise coagulation) ; glycémie et ionogramme.
Monsieur A. a donc été opéré le 14 juin2013 à 8h pour résection trans-urétrale de la prostate sous anesthésie péridurale.
L’intervention s’est déroulée normalement, sans complication.
Il revient de la salle de réveil à 11h avec :
- une sonde double courant et à ballonnet pour permettre l’évacuation du sang et des petits caillots présents dans la vessie avant qu’ils ne soient trop gros et n’obstruent la sonde (ce qui entraînerait une rétention des urines), de plus, le lavage drainage a aussi une visée antalgique. En retour de bloc, le liquide recueilli dans la poche à urines est franchement hématurique ce qui prouve que la résection prostatique a provoqué un important saignement. Le ballonnet de la sonde doit être gonflé à 40 mL pour jouer un rôle hémostatique en comprimant les petits vaisseaux lésés.
- un cathéter périphérique au bras gauche sur lequel passe 1 litre de Bionolyte 5%.
En retour de bloc, les constantes sont correctes (pression artérielle : 13/7 cmHg, pouls : 100/min, fréquence respiratoire : 18/min).
Les prescriptions médicales sont :
  • Bionolyte 5 % : 1 litre pour 24h à arrêter le 15 juin à 11h = réanimation hydro-électrolytique permettant l’hydratation et l’apport d’électrolytes (tels que NaCl et KCl) par voie parentérale ;
  • Dafalgan® gélule 1g x 3 /24h = antalgique en systématique pour prévenir la douleur post-opératoire ;
  • Lovenox® 40mg / 0,4mL à 18h et bas à varices = pour prévenir la maladie thromboembolique ;
  • lavage vésical en continu = pour le drainage des urines ;
  • diurèse des 24 heures.
A 11h30, Monsieur A. se plaint de douleurs hypogastriques (= dans le bas ventre), il est très agité, paniqué et ne comprend pas ce qui lui arrive. Le liquide drainé, dans la poche à urines, est très hématurique. Tous ces signes permettent de dire que la sonde vésicale est en train d’être obstruée par un caillot de sang, il faut donc augmenter le débit du lavage pour permettre l’évacuation du caillot. Si on n’observe pas l’évacuation du caillot, il faut faire un lavage manuel avec une seringue et du sérum physiologique en faisant des manœuvres répétées d’injection, fragmentation, aspiration jusqu’à ce que la sonde soit débouchée et que l’on observe l’écoulement du liquide drainé.
Ø  Problèmes de santé réels et/ou potentiels de Monsieur A. :
  • Risque de rétention urinaire lié à l’obstruction de la sonde vésicale.
  • Hémorragie liée à l’intervention ; se manifestant par la couleur très hématurique du liquide recueilli dans la poche à urines et par l’obstruction de la sonde.
  • Douleur aiguë liée à l’intervention, à l’obstruction de la sonde ; se manifestant par les plaintes du patient.
  • Angoisse liée à la douleur, à l’obstruction de la sonde ; se manifestant par l’agitation, la panique, les propos de Monsieur A. « il dit qu’il ne comprend pas ce qui lui arrive ».
  • Risque d’infection lié au cathéter périphérique, à la sonde vésicale, à l’intervention et à son hospitalisation.
  • Perturbation de l’élimination urinaire liée à l’intervention, au lavage-drainage des urines ; se manifestant par la présence de la sonde vésicale pour uriner.
  • Risque de syndrome d’immobilité lié à l’alitement prolongé.
  • Risque de perturbation de l’équilibre hémodynamique lié à l’anesthésie péridurale.
Ø  Diagnostic infirmier réel :
Angoisse liée à la douleur, à l’obstruction de la sonde ; se manifestant par l’agitation, la panique, les propos de Monsieur A. « il dit qu’il ne comprend pas ce qui lui arrive ».
Objectif : que Monsieur A. ne soit plus angoissé d’ici 30 minutes.
Actions :
  • lui expliquer que la sonde est obstruée mais que l’on va la déboucher.
  • faire un lavage manuel pour désobstruer la sonde avec une seringue et du sérum physiologique en faisant des manœuvres d’injection-fragmentation-aspiration, jusqu’à l’aspiration du caillot.
  • augmenter le débit du lavage pour que la sonde ne s’obstrue pas à nouveau car le liquide est très hémorragique.
  • administrer 1g de Dafalgan® en gélule (il est à ce moment-là 11h30, ce sera la gélule du midi).
Ø  Problème de santé réel en collaboration :
Hémorragie liée à l’intervention ; se manifestant par la couleur très hématurique du liquide recueilli dans la poche à urines et par l’obstruction de la sonde.
Objectif : que le saignement s’estompe puis s’arrête.
Actions :
  • lavage-drainage en continu sur la sonde double courant, sur prescription médicale.
  • augmenter le débit du lavage-drainage car le liquide recueilli est très hématurique et la sonde est obstruée.
  • faire un lavage manuel pour désobstruer la sonde.
  • surveiller l’évolution de la coloration du liquide drainé.
  • renouveler les poches de drainage avant qu’elles ne soient terminées pour que le lavage soit bien en continu.